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01/06/2013

Nathalie Riera, "Paysages d'été, Ed. Lanskine, 2013 - Une lecture de Richard Skryzak

 

NATHALIE RIERA

Paysages d’été

 (Editions Lanskine, 2013)

 

 

EDITIONS LANSKINE

SITE - http://www.editions-lanskine.fr/

 

 

 JUILLET 2012 012.JPG 

 

© Nathalie Riera – Autoportrait, 2012

 

 

 

 

 

UNE LECTURE DE 

Richard Skryzak

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   Il y a finalement peu de vrais cris dans la littérature contemporaine. Celui que Nathalie Riera fait entendre avec Paysages d’été résonne haut et fort, entre chant d’amour et incantation du désir.

   Ce roman en forme de flux saisit d’emblée le lecteur dans un vertige poétique dont il a peu de chance de sortir indemne. Véritable manifeste de la sensualité, il souligne l’engagement de l’auteur pour une littérature qui de nos jours fait figure de résistance. Pour cela, Nathalie Riera construit un idiolecte, basé sur une écriture fluide, multiple, kaléidoscopique, où s’imbriquent les niveaux de perceptions, de sensations et de narrations ; jaillissement du sens, fêtes des sens,  jouissances. Il ne s’agit plus ici de raconter de façon calme et linéaire, mais de pénétrer par les mots la matière même des êtres. De saisir le tremblement des corps,  l’électricité des affects, le fourmillement énergétique à l’œuvre à la fois dans les émotions et l’acte d’écrire. Quelque chose comme l’insoutenable instabilité des particules. On pense ici  aux qualités de l’image électronique et à l’art vidéographique dont le fondateur Nam June Paik disait : « Nous aimerions avoir trois vies. Une vie pour créer. Une vie  pour vivre et aimer - c’est la même chose. Une vie pour étudier, chercher. Mais nous n’en avons qu’une. Alors nous alternons comme dans un montage vidéo. » Il s’agit ainsi d’apprendre de l’écriture ce qu’est la vie et réciproquement.

    A la musicalité du style, Nathalie Riera ajoute la picturalité. Présente dès le titre Paysages d’été qui évoque Poussin ou Renoir, elle imprègne le texte dans le mélange des chairs, la chatoyance des tissus, tout ce jeu subtil des sentiments et des couleurs, des atmosphères et des intensités qui rappellent tant  le 18ème siècle des Watteau, Boucher ou Fragonard.  Bonnard n’est pas loin. Le déjeuner sur l’herbe de Manet non plus.  Mais c’est dans l’écriture même que la peinture agit. Dans le rendu cubiste de l’emboîtement des corps. Dans le phrasé impressionniste des fragments et des vibrations. Dans l’approche expressionniste des pulsions et des fantasmes. «  Où commence l’écriture ? Où commence la peinture ? » se demande Roland Barthes dans L’empire des signes.  

   L’une des qualités de l’auteur, presque introuvable aujourd’hui, est d’aborder l’érotisme sans jamais être vulgaire, l’autobiographie sans sombrer dans le narcissisme. La richesse de son écriture vient sans aucun doute de là, de cette tension, de ce savant dosage entre la retenue et l’écart, entre la délicatesse et la violence des passions. Le récit n’est plus procédé d’énonciation, mais d’Annonciation : « Je ne suis plus visitée »  dit-elle comme a du dire Marie à l’Ange Gabriel.

   Monet voulait peindre comme l’oiseau chante. Nathalie Riera, elle, écrit comme le cheval galope - métaphore assumée et récurrente - bondissant d’une ligne à l’autre, ne laissant aucune prise aux obstacles ni aux ponctuations. Il y a urgence et elle le sait. Impatiente dans une époque où  barbarie et  bêtise gagnent chaque jour du terrain,  elle sème sur ce qui reste des livres ses odes et ses épiphanies.

   L’écrivain inscrit sa démarche dans une généalogie littéraire et cinématographique (Sarraute, Casares, Resnais) qui n’a que faire des modes et des stratégies esthétiques. Seul importe ce qui pousse à créer. Et rien d’autre. Sinon continuer. Car ce qui se joue ici, c’est l’acte poétique comme geste de survie. Se souvenir de ce qui sera. Quand la promesse des mots se métamorphose en Beauté, que nulle définition ne peut atteindre. Quand le désir d’écriture redevient tout simplement l’écriture du Désir.

 

 

 

Les Carnets d’Eucharis © Richard Skryzak

 

 

                               

 

 

 

 

 

 

 

Extraits de Paysages d’été

 

SITES :

LITTERATURE DE PARTOUT

&

TERRES DE FEMMES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nathalie Riera vit en Provence. Elle est l'auteur notamment d’un essai sur la contribution positive du théâtre et de la poésie dans l’espace carcéral : La parole derrière les verrous (éditions de l'Amandier, 2007), de livres de poésie : ClairVision (Publie net, 2009), Puisque Beauté il y a (Lanskine, 2010), Feeling is first/Senso é primo (Galerie Le Réalgar, 2011 – Collection "1 et 1" : un artiste et un écrivain – sur les peintures de Marie Hercberg), puis récemment aux éditions du Petit Pois : Variations d'herbes (collection Prime Abord, 2012). Elle dirige par ailleurs la revue numérique Les Carnets d'Eucharis depuis 2008 (37 numéros), et publie régulièrement en revue (Diptyque, The Black Herald…). Vient de paraître aux Editions Lanskine : Paysages d’été (2013). Création et lancement en février 2013 de la revue-papier Les Carnets d’Eucharis, Année 2013 (Hommage à Susan Sontag). (Source : http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com)

 

 

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■ SITE A CONSULTER :

 

Les Editions Lanskine

 http://www.editions-lanskine.fr/livre/paysages-dete

23/05/2013

Les Carnets d'eucharis N°37 - Printemps 2013

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

En ligne

 

 

 

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Les carnets d’eucharis n°37

PRINTEMPS 2013

Les Carnets d'eucharis N°37_PRINTEMPS 2013.jpg 

 [Tracteur « Fordson » au Mas des Oliviers] © Nathalie Riera, 2013

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Les Carnets d'eucharis n°37_Printemps 2013.pdf

 

 

 

25/04/2013

S. Corinna Bille

 

 

PIERRE-FRANCOIS METTAN

Théoda de S. Corinna Bille

 (Infolio/Le cippe, 2012)

 

 

LE CIPPE – ETUDES LITTERAIRES

Collection dirigée par Patrick Amstutz

SITE DE LA COLLECTION - http://www.lecippe.ch

 

 

 

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 Corinna Bille

 

 

Lecture

 

Corinna Bille

« écrire : une urgence et un sursis »

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Professeur de français et d’anglais au Collège de Saint-Maurice, Pierre-François Mettan se consacre à l’œuvre de la nouvelliste et romancière S. Corinna Bille : « Qui veut embrasser l’œuvre de Stéphanie Corinna Bille se trouve face à un massif ample et diversifié : poésie, théâtre, romans, nouvelles, proses courtes, écritures de soi, articles de journaux.».  C’est du premier roman « Théoda » que P.- F. Mettan esquisse le profil d’une écrivain profondément attachée à ne pas renier les sources premières de ce qui est moteur de l’écriture. Chez elle, la réflexion ne peut être la garantie du plus ouvert ou du plus vivant. Plutôt privilégier la non-réflexion contre toute forme d’abstraction et d’intellectualisme. Revendiquer cette liberté et s’y tenir offre à l’acte d’écrire sa juste place : non seulement d’être une urgence et un sursis, mais surtout un équivalent de l’acte d’amour.

 

On ne peut se sentir étranger à Corinna Bille. Et c’est bien là tout l’intérêt de cet essai. Sur une centaine de pages se déploie un regard sensible à un art d’écrire et à une femme pour laquelle : « La vie ne valait  la peine d’être vécue qu’en fonction d’une créature et d’une création : la première à aimer, la seconde à construire ».

 

Dans un hors-série, à l’occasion du centenaire de la naissance de S. Corinna Billa, la collection « Cippe », dirigée par Patrick Amstutz, propose également un recueil d’hommages, écrit par 35 auteurs et illustré par 14 artistes.

 

 

Nathalie Riera, avril 2013

Les carnets d'eucharis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DOSSIER PDF COMPLET (à télécharger)

Nathalie Riera_S. Corinna Bille par Pierre-François Mettan.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     

Théoda de S. Corinna Bille

Pierre-François Mettan

Infolio, Etudes Littéraires, Le cippe, 2012

 

p. 34.

 

 

Après l’orage, la corolle en forme d’étoile des joubarbes s’ouvrait, sur sa tige charnue, à mille places dans les murs et les gravières de Terroua. On s’étonnait devant cette plante, que personne ne pouvait cueillir et mettre en bouquet, les doigts étant gênés par l’épaisseur de sa hampe semblable à un serpent dressé qui aurait porté dans sa gueule une fleur. Elle se fanait avec une lenteur subtile, passant du rose ardent au rose cuivré, pour devenir de plus en plus pâle avant la mort. On disait d’elle : « C’est la fleur du Tonnerre. »

Et comme d’autres fleurs, nés du tonnerre aussi, les serpents se montrèrent.

 

 

 

 

***

 

Cippe à Corinna Bille

Un recueil d’hommages

HORS-SERIE II

Infolio, Etudes Littéraires, Le cippe, Acel 2012

 

p. 111.

 

 

Elle portait la blouse de grosse toile blanche sous son caraco qu’elle ouvrait pour mieux respirer. Une mèche noire tombait sur sa joue, elle la laissait… Elle ne voyait rien. Elle écoutait chanter son corps. De ses deux mains, elle saisissait l’air, l’attirait à elle, s’en entourait. Elle savait qu’il était chargé du désir de Rémi. A la lumière de cet homme, son corps fleurissait. Elle devenait plus que belle : vivante. Et cette vie l’exhaussait, la projetait hors d’elle-même. Chacun devait le sentir ; partout où elle allait, les gens s’écartaient pour lui laisser place, comme si ce fût une femme immense qui s’avançait. Elle ne leur donnait pas un regard. On la haïssait parce que ce bonheur provoquait chacun, le heurtait dans ce qu’il avait de plus secret, de plus cher : sa tranquillité.

 

 

In « Une magicienne des lettres » de Claudine Houriet

 

 

 

 

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Armand C. DESARZENS

Gravure burin technique mixte sur cuivre (16 x 11 cm)
Tirage 12 ex. sur papier Fabriano et japon encollé
Août 2012

 

Source : http://www.acdesarzens.ch/

 

 

***

 

 

Stéphanie Bille naît à Lausanne, le 29 août 1912. Elle est la fille d’Edmond Bille, peintre qui vit en grand seigneur dans un castel baroque, le Paradou, où il reçoit des célébrités : C.-F. Ramuz, Jouve, Istrati… Stéphanie choisira le prénom Corinna en référence au village de Corin cher à sa mère. Elle est élève chez les sœurs à Sierre puis à Lucerne, étudiante à l’école de commerce à Sierre, puis en littérature à Zurich. En 1934, elle épouse le comédien Vital Geymond, rencontré sur le tournage de Rapt, et s’installe à Paris. Elle quitte Paris et Vital Geymon en 1936 et retourne en Valais. Sa vocation d’écrivain est née en 1927. Atteinte de pleurésie en 1936, lente à guérir, elle passe plusieurs années entre Sierre et Chandolin, écrit. Ses premiers textes sont publiés en 1937 dans l’Anthologie des jeunes poètes de Romandie. En 1938, elle rencontre Georges Borgeaud avec qui elle aura une liaison difficile jusqu’en 1942. Borgeaud lui fait alors rencontrer Maurice Chappaz, avec qui elle s’installe à Geesch l’année suivante. Ils auront trois enfants. Le couple vivra longtemps sans pouvoir se fixer, d’une maison à l’autre. En 1953, un erythème attaque gravement la tête de Corinna Bille, et la fera souffrir le restant de ses jours. En 1958, la famille s’installe à Veyras, que Corinna quittera souvent pour des voyages (Afrique, Allemagne, Russie, Grande-Bretagne). Elle meurt le 24 octobre 1979. La mort et l’amour, la passion et le désir, sont les thèmes le plus souvent abordés par Corinna Bille. Le rêve tient chez elle une grande place. Beaucoup de ses rêves, qu’elle note, inspireront ses histoires. Corinna Bille choisit l’art concis et ramassé de la nouvelle pour dire l’explosion du désir et sa violence destructrice. Ses textes témoignent d’une sensualité vécue jusqu’au tragique en même temps que d’une grande attention au monde vivant – flore et faune – du Valais. (Source : http://www.plaisirdelire.ch/bille-s-corinna)

 

 

 

 

■ SITES A CONSULTER :

 

Bibliothèque nationale suisse
Archives littéraires suisses ALS

http://www.nb.admin.ch/sla/03131/03443/03927/04110/index.html?lang=fr

 

Culturactif

http://www.culturactif.ch/ecrivains/bille.htm

 

17/03/2013

Les métamorphoses d'Eucharis par Patrice Beray / MEDIAPART

Les métamorphoses d'Eucharis

16 mars 2013  par Patrice Beray

Edition : Revues & Cie

 

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Les Carnets d’Eucharis, 2013, 208 p., 17 €.

 

 

L’album numérique des Carnets d’Eucharis de Nathalie Riera s’enrichit dorénavant d’un volume annuel, décliné sous forme papier. Le premier numéro vient de paraître, centré sur la figure et l’œuvre de Susan Sontag.

Même si nombre de revues (à l’instar d’Europe, mais aussi bien Les Hommes sans épaules de Christophe Dauphin, entre autres exemples) continuent de dédier leur espace exclusivement au texte, et ce indépendamment de leurs préoccupations, la revue est sans conteste un lieu privilégié pour interpeller, « mimer les arts voisins » selon la formule de Michel Deguy. LIRE LA SUITE / MEDIAPART

 

 

 

 

14/03/2013

Les Carnets d'Eucharis n°36 (Hiver 2013)

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

En ligne

 

 

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Les carnets d’eucharis n°36

HIVER 2013

Les carnets d'eucharis n°36_Hiver 2013.jpg

GRAPPES DE LIERRE © Nathalie Riera, 2013

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Au format PDF

Les carnets d'eucharis n°36_Hiver 2013_2.pdf

 

Les Carnets d'Eucharis, par Pascal Boulanger (article mis en ligne sur le site "Recours au Poème")

Les carnets d’Eucharis

 

Par Pascal Boulanger

SITE : Recours au Poème

 

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Nathalie Riera est une lectrice infatigable. Egalement Poète, elle a publié Puisque beauté il y a (Lanskine, 2010), un recueil qui, en se gardant de tout solipsisme, couronne le jour qui passe et sait jouer des saisons de l’homme sur la terre Depuis 2008, elle diversifie, dans sa revue numérique Les carnets d’Eucharis, les approches et les contenus littéraires. Sans sectarisme mais ouvert aux tendances esthétiques les plus novatrices, son site est devenu incontournable.

 

Voici aujourd’hui la publication d’une première version papier de ces carnets.

 

Ma décision d’en venir, une fois par an, à une version papier, est une manière de ne pas négliger un pan du lectorat qui s’avère peu attaché à la seule lecture numérique (…) Claude Minière m’a fait part de cette pensée : « dans le passage à l’édition papier, il y a un geste significatif. Par là, vous allez vers ce qui se donne à la main, ce qui peut se lire dans la main (dans la méditation) – et donc n’est plus sous l’impression binaire « informatique », se déroulant pour l’œil seul. (Réponse de Nathalie Riera à une question de Richard Skryzak dans l’avant-propos). LIRE LA SUITE

 

 

15/02/2013

Les Carnets d'Eucharis (Année 2013) - Livraison le 1er février 2O13

Les Carnets d’Eucharis

●●●●●●Poésie/LittératurePhotographie/Arts plastiques●●●●●●●●●● 2013

 

 


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COMMANDER A L'ADRESSE

L'Association L'Atelier des Carnets d'Eucharis

L'Olivier d'Argens - Chemin de l'Iscle - BP 44

83520 ROQUEBRUNE-SUR-ARGENS

 

 

JOINDRE LE BULLETIN DE COMMANDE

(à télécharger ci-dessous)

FLYER SONTAG_2.pdf

 

 

 

  

Les Carnets d’Eucharis, Année 2013

(HOMMAGE A SUSAN SONTAG)

Format : 170 x 250|206 pages| ISSN : 2116-5548

ISBN : 978-2-9543788-0-0

France : 17 € (rajouter 3 € frais de port)

En vente : 1er février 2013

 

 

01/02/2013

Lancement de la revue "Les Carnets d'Eucharis, année 2013"

 

Université Paris 1

 

PANTHEON-SORBONNE

 

Lancement de la revue

 

 

 

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HOMMAGE à Susan Sontag

 

Essayiste & romancière américaine (1933-2004) 

 

 

 

EN présence de Nathalie Riera & Sabine Péglion

  

Un café-poésie sera proposé et organisé par Sabine Péglion, en soutien de la Revue et de son premier numéro annuel consacré à Susan Sontag. Une présentation sera faite par la créatrice de la revue : Nathalie Riera.  A cette occasion, lecture par les écrivains, poètes et artistes invités dans ce premier numéro

 

 

 

Au sommaire de ce numéro ANNÉE 2013 sont invités :

 

Virgil Brill / Pierre Alechinsky/ Bruno Le Bail / René Barzilay / Patricyan / Claude Minière / J-G Cosculluela / Gérard Cartier / Georges Guillain / Béatrice Machet / Jos Roy / Gilbert Bourson / Roland Dauxois / Jacques Estager / Gérard Larnac / Angèle Paoli / Richard Skryzak / Sylvie Durbec / Mario Urbanet / Patricia Dao / Jean-Marc Couvé / Nathalie Riera / Claude Darras / Pascal Boulanger / Michaël Glück / Sabine Péglion / Mathieu Brosseau

 

 

 

...

 

 

 

Vendredi 8 février 2013

 

de19h à 22h

 

____

 

Salle du Conseil de l'IAE de Paris

 

21, rue Broca, 75005 Paris

 

Salle 21 - 7ème étage

 

 

Métro 7 : Censier-Daubenton

Bus 91 : Les Gobelins

Bus 83 : Pascal ou Les Gobelins

Bus 27 ou 47 : Monge-Claude Bernard ou Les Gobelins

 

Contact :

[sabinepeglion2@orange.fr]

& [nathalieriera@live.fr]

 

13/12/2012

Les Carnets d'Eucharis - Automne 2012 - N°35

 

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

 

 

En ligne

 

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Les carnets d’eucharis n°35

AUTOMNE 2012

Les carnets d'eucharis_automne 2012_n°35.jpg

L’AIL DES OURS/AIL SAUVAGE [Allium ursinum]

© Nathalie Riera, 2012

 

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Au format PDF

 Les carnets d'eucharis_automne 2012_n°35.pdf

26/10/2012

Les Jeux Dits de la Poésie

les

jeux dits de la poésie

vous invitent au lancement de l'anthologie*

 

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en présence de l'éditeur Alain Blanc

des auteures Angèle Paoli & Sabine Huynh

& des poètes

Annie Salager

Marie-Ange Sebasti

Valérie Brantôme

Nathalie Riera

Louise Cotnoir

Béatrice Brérot

...

mardi 30 octobre

19h

____

Bibliothèque municipale

13 rue de Condé

69002 Lyon

 

* pas d'ici, pas d'ailleurs : anthologie poétiquefrancophone de voix féminines contemporaines ; édition Voix d'Encre

 

Nathalie Riera (inédit)

 

 

amour

 - Nathalie Riera -

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-IV-

 

un mot de lui l’amour pour se dire

le rythme phosphore des nuits de la langue

aux accouplements tourbillonnaires cambrures

gonfler l’étreinte est lune d’eau

le mince poignet que tu saisis

le serrement gracile serrement

arrondir la chaleur du talisman

       avec emportement à nos bouches

de haut en bas la chaleur du serrement

talisman pour entrer dans le temps divin

sans heures tu la regarderas sans limite

verbe et vertèbre tressés dans le rayonnement

qui ne fléchit le serrement pour se dire

noire n’est pas la nuit la douceur à venir

au ventre à chérir tu dénoues le tressé de langues

bouche claire nous voulons l’amour d’un doigt lent

tu me remontes de ma voix à mes veines fleuries

voulons l’amour aux espaces délestés sans moindre bruit

que l’emportement et le serrement

 

 

 

 

7/09/12 – 8/09/12

 

04/10/2012

Nathalie Riera (lecture)

 

9eédition de PoésYvelines

La Semaine des poètes septembre-octobre 2012

jeudi 4 octobre,20h30, à Marly-le-Roi

 Lecture Marly Le Roi 4 octobre 2012.jpg

Les poètes Sabine Péglion, Nathalie Riera

et la chanteuse Sophie Monzikoff

25/09/2012

à la PLC ce week-end...

La Petite Librairie des Champs
Sylvie Durbec

BOULBON
Contact : 06 26 41 70 42
durbec.sylvie@orange.fr

 

 

MUSIQUE & POESIE


Marielle Anselmo – Nancy Kouvarakou

Michaël Glück – Nathalie Riera

La Petite Librairie des Champs septembre 2012 069.JPG

22 Septembre et 23 Septembre 2012

 

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Michaël Glück – Nathalie Riera

La Petite Librairie des Champs septembre 2012 066.JPG

 

La Petite Librairie des Champs septembre 2012 063.JPG

Marielle Anselmo – Nancy Kouvarakou

La Petite Librairie des Champs septembre 2012 058.JPG

Sylvie Durbec

 

http://petitelibrairiedeschamps.blogspot

27/07/2012

Nathalie Riera (Extraits de "Puisque Beauté il y a" traduit en italien par Francesco Marotta)

NATHALIE RIERA

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© Editions Lanskine Puisque Beauté il y a, 2010

 Nathalie Riera Port Llighat_juin 2002.jpg

Nathalie Riera à Port Lligat (Cadaquès, Espagne) en juin 2002

 

 

Extraits

Traduit en italien par Francesco Marotta

 

 

 

 

 

Ta voix en eau peu profonde: sa menthe des marais,
et ses graines qui germent à la lumière.
Ta voix à fleur d’eau qui m’appelle.
Me boire. Me susurrer.
Me festoyer.

Mouvementée ma longue silhouette herbacée, poussée
par les vents et leurs risées amères.
Quelques égratignures à mes couleurs, et sur mes murs
de lierre et de pierre, volettent mes cursives de papillons.

A nouveau le chant de l’oiseau que les feuillages épient.
La géomancie de leur chute. L’arborescence de leurs
figures sur le sol.
Et pour toi et moi le prodige de ce que nous sommes
capables d’édifier pour nous conduire aux cimes et aux
racines de notre provenance.
Décrypter les initiales de notre amour.
Décrypter les ombres des sommets et des fossés, et le
grésillement du soleil dans les arbres.

Si nos rêves et nos pensées ne penchent plus du côté
du soleil, s’il n’y a plus rien à espérer de soi et de l’autre
que nos assortiments de plantes invasives.

 

 

--------------------------------------- (p.28)

 

 

 

La tua voce in acqua poco profonda: la sua menta di palude,
i suoi semi che germogliano alla luce.
La tua voce a fior d’acqua che mi chiama.
Bevimi. Sussurrami. Festeggiami.

Si agita la mia lunga figura erbacea, mossa
dai venti e dalle loro risate amare.
Qualche graffio ai miei colori, e sui miei muri
d’edera e di pietra, i miei svolazzanti corsivi di farfalle.

Di nuovo il canto dell’uccello che le foglie spiano.
La geomanzia della loro caduta. L’arborescenza delle loro
figurazioni sul terreno.
E per te e me il prodigio di ciò che siamo
capaci di costruire per portarci verso le cime e alle
radici della nostra provenienza.
Decifrare le iniziali del nostro amore.
Decifrare le ombre delle alture e dei fossati, e il
frusciare del sole tra gli alberi.

Se i nostri sogni e i nostri pensieri non si tendono più verso
il sole, se non vi è più niente da sperare di sé e dell’altro
se non le nostre combinazioni di piante invasive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des chuchotis d’insectes le papier que tu froisses,
le craquèlement de tes lèvres: ce que tu cherches
à écrire, alors que tu ne sais encore rien du froid,
et de ses crimes.

 

Un bruit d’abeille la mer et l’aube, écrire
Pour tout ce qui est terre, et fragile.
Ainsi nos
feuilles rugissantes dans les poussières sonores des
cités, ou dans les arbres qui nous enseignent les
branches et leurs coups d’archets.

 

     Et mes souvenirs blancs comme du jasmin.

 

 

--------------------------------------- (p.46)

 

 

 

Bisbigli di insetti il foglio che accartocci,
la screpolatura delle tue labbra: ciò che cerchi
di scrivere, quando non sai ancora nulla del freddo,
e dei suoi crimini.

 

     Un ronzio d’ape il mare e l’alba, scrivere
per tutto ciò che è terra, e fragile. Così le nostre
foglie che urlano nella polvere sonora delle
città, o negli alberi che ci insegnano
i rami e i loro colpi d’archetto.

 

     E i miei ricordi bianchi come il gelsomino.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois massif est le bleu de la mer.

 

     J’écris avec l’encre de la lisière, avec le réel ancré
dans la pierre, avec l’immédiateté de l’air, l’imminence
de l’instant, la contiguïté du noir et du blanc.
     J’écris à l’orée de ce qui ne me tient plus en lisière,
et de ce que je maintiens dans la plus étroite servitude.

 

     Le bleu massif de l’enfance dans la lumière de la
colline.

 

     Ma verte contemplation.

 

--------------------------------------- (p.50)

 

A volte compatto è l’azzurro del mare

 

     Scrivo con l’inchiostro del margine, con il reale ancorato
nella pietra, con l’immediatezza dell’aria, l’imminenza
dell’istante, la contiguità del nero e del bianco.
     Scrivo sul limitare di ciò che non mi trattiene più nella morsa,
e di ciò che tengo nella più ferrea schiavitù.

 

     L’azzurro compatto dell’infanzia alla luce della
collina.

 

     La mia contemplazione verde.

 

 

La dimora del tempo sospeso (Francesco Marotta)

 

 

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Nota biobibliografica

Nata nell’aprile del 1966 (originaria di Lille), Nathalie Riera vive in Provenza, autrice di un saggio, La parole derrière les verrous (Ed. de l’amandier, 2007), e di raccolte di poesia: ClairVision (Ed. Publie.net, 2009), Puisque Beauté il y a (Ed. Lanskine, 2010), Variations d’herbes e Paysages d’été (in via di pubblicazione entro il 2012).

Pubblicata in riviste cartacee e siti telematici dedicati alla poesia e alle arti figurative, ha tenuto seminari di scrittura e partecipato a letture pubbliche nelle mediateche, le prigioni, le scuole.

Ha creato la rivista telematica Les Carnets d’eucharis, che gestisce dal marzo 2008 (34 numeri editi fino ad oggi).

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14/07/2012

Les Carnets d'Eucharis ETE 2012 - n°34

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Les carnets d’eucharis n°34

ETE 2012

 

COUV n° 34.jpg 

2012 © Photo : Nathalie Riera – La série des paniers  «abricots »

 

[SOMMAIRE………]

 


American Girl

RUTH ORKIN

 

Claire Pestaille

PHOTOGRAPHIE


Dora Maar

 

DU CÔTÉ DE…

Nathalie Michel  (Souffle continue)

Raphaële Bruyère/Juliette Lemontey(La carpe, le pinson…)

Gilbert Bourson(Parking blanc)

Jacques Estager (Deux silhouettes, Cité des Fleurs)

 

Animal regard António Ramos Rosa

Gregory Corso Mexican impressions

 

CHRISTIAN BOURGOIS EDITIONS ANTONIO LOBO ANTUNES la nébuleuse de l’insomnie

EDITIONS JOSE CORTI ROBERT ALEXIS Les contes d’Orsanne

COLONNA EDITIONS ANGELE PAOLI Solitude des seuils

 

AUPASDULAVOIR

PIERRE AGNELSandro Penna, non ho fatto niente

 

 

■■■ EUGENIO MONTALE[Poesia Italiana] 

 

Francesco Marotta … Antonella Anedda

 

 

DES LECTURES/DES PORTRAITS

Nathalie Riera IME, éditions Variations d’herbes par Angèle Paoli

Claude Dourguin La peinture et le lieu par Tristan Hordé

[Peinture&Céramique]Sophie Combres, Fille de la terre et du feu par Claude Darras

 

REVUE(S)

                                        Triages – # Supplément 2012 (D’écrire j’arrête)

Diérèse – # 56 (Thierry Metz)

 

 

 

 


 

 

 

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Au format PDF

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/media/02/02/3096811378.pdf

 

 

 

&

 

Au format CALAMEO

http://fr.calameo.com/read/0000370718a123a07a9e3

 

 

 

28/06/2012

Nathalie Riera, "Variations d'herbes" (une lecture d'Angèle Paoli)

Nathalie Riera, Variations d’herbes

Les éditions du Petit Pois, Collection Prime Abord,

Béziers, 2012.

 

 

 

AU BOIS SACRÉ DE SON CORPS

 

Lecture d’Angèle Paoli

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Dans les pliures ivoire des cahiers volants de Variations d’herbes se déploie un chant d’amour. Amour de la vie et de la nature, plaisir de l’éros, glissent à travers les poèmes-vagues de ce petit opus, séparés par des stries ondulées qui pourraient évoquer « les crinières de blé », ou le mouvement du vent dans le chignon défait de la belle, Bois sacré de son corps.

 

 

Dès l’ouverture de Variations d’herbes, la beauté rapide des chevaux engage la poésie de Nathalie Riera dans une course à vivre en harmonie avec une nature libre, dégagée d’entraves vaines. On pourrait croire à une traversée parfaite des chevaux dans le paysage, à la fusion idéale du cheval avec son amazone, si la femme n’était une amante de feu que le moindre geste, le moindre effleurement des doigts et des langues lance sans faux-fuyant ni atermoiement dans l’ardente effusion de l’amour :

 

 

lui dit : est lisse l’air de ta peau, hiéroglyphes tes lèvres où je m’attarde.

 

 

Et elle :

 

 

presque une danse          

 

que nul n’oublie

je viens du feu

tiré du travail de mains jamais lasses

 

 

 

 

Et eux deux, dans la symbiose des corps aimants :

 

 

« (nos corps, je me relève, tu te redresses)

 

 

tout apaisement est fruit, le bon est notre demeure (viens !

donne-moi, tu aimes ça, portée par ce qui te plaît) »

 

 

Liés à cette triade, les « mots à venir » ― dont la lenteur à poindre exaspère parfois la poète friande ― lance sur les voies du poème celle qui n’a pas « d’histoire à raconter ». Étonnante composition de textes brefs, Variations d’herbes joue sur l’alternance des caractères en italique et en romain, joue des interlignages, mais aussi des parenthèses et des esperluettes, ensemble d’une écriture « botanique » portée par « l’amande la menthe » et toujours, dans un angle [in angulo], survient « la liesse des chevaux liés au monde ».

 

 

Les titres des poèmes, aux caractères sans empattement ― avec ou sans sous-titres, numérotés ou non ― sont à eux seuls variations ou louvoiements énigmatiques de phonèmes, de couleurs – noire ou grisée [alta voce ou voci grige a cappella] ―, d’options typographiques (avec ou sans capitale à l’initiale du mot-titre). À quel souci particulier de géométrie répondent ces dissemblances ? Rien de tangible qui permette de lever le mystère. Dès lors, se laisser porter par ces variations polyphoniques de la partition, annoncées dès la vignette grise et verte encollée sur l’aplat violine d’une couverture à double rabat. Se laisser porter par cette lenteur fluide des mots, là où la poète les voudrait « guêpes galops et vent », se couler avec elle dans l’espérance qui vit dans « une poignée de terre », traverser « le livre des eaux » dans la présence discrète et bienveillante du vert, « poésie parmi les lampes et les plantes ».

 

 

Toute la beauté du monde est au cœur des poèmes ― contrepoint de rythmes et d’images ―, comme elle l’est aussi dans les choix esthétiques de ce très élégant petit recueil. La beauté tient au corps de celle qui aime à faire palpiter la beauté au cœur de sa vie et des mots. Puisque beauté il y a.  

 

JUIN 2012 © Angèle PAOLI

 

 

Terresde Femmes

© D.R. Texte angèle paoli, juin 2012

 

 

Autres sites à consulter

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Nathalie Riera lisant un extrait du recueil « Variations d’herbes »

CLIQUER ICI

22/06/2012

Nathalie Riera ("Orange trees" & "Je cherche ma maison")

 

Soirée de lectures poétiques, organisée par la médiathèque de Saint-Vincent (43) et Jacques Estager. Lectures de Sylvie Durbec et de Nathalie Riera avec un accompagnement sonore de Benoit Poly. Vidéo de Jean Cortial.

18/06/2012

Nathalie Riera, Variations d'herbes (une lecture de Sabine Péglion)

 

 

Variations d’herbes

Nathalie Riera

Les Éditi•ns du Petit P•is, 2012

Collection Prime Abord

 

Site éditeur Les éditions du Petit Pois/ http://cordesse.typepad.com/leseditionsdupetitpois

 

 

 Variations d'herbes_2012.jpg

 

Une lecture de Sabine Péglion

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« Poème qui est élargir rendre intense ne pouvoir s’en tenir au lieu qui aurait perdu tout mouvement à croupir se tenir accroupi »

   

                  D’emblée le nouveau recueil de Nathalie Riera Variations d’herbes, nous entraîne au-delà de nous même  par l’intensité des mots,  porteurs de notre présence au monde.

           Intensité de leur saveur, de leur rythme : autour d’eux, l’espace de la page se structure, joue avec sensibilité  des blancs, des polices, recueille couleurs, matière en vertige des sens

 

 Ici  les langues se mêlent

« ad alta voce »,

 parcours à fleur de mots, à fleur de peau, il nous invite avec bonheur à

« caresser le cuir du langage et les voyelles de jouir font tinter ta gorge ».

    

     Et c’est bien de musique qu’il nous faudrait parler « variations » en allitérations, assonances, créant le tempo

 « guêpes galops et vent dans la nuque »

on quitte l’enclos, on s’aventure dans la matière du monde.

    Pulsation, «  Escapade Escarpement Œil et Terre Corde harmonique sauter en hauteur » 

On découvre « Terre pour l’âme ».

 

    Ainsi les poèmes de Nathalie Riera nous ouvrent-ils à l’espérance :

  « Parce que tant de beautés qui dorment en arrière de soi. Parce que toute espérance se trouve dans une poignée de terre, s’accroche à l’arçon de la selle. »

 

   Encore faudra-t-il l’entre-voir, la retenir…  à la poursuite de ses « voix aux fusains d’oiseaux »…s’attarder entre les vers que ce beau recueil nous offre en ce printemps.

 

 

                                                                   © Sabine Péglion, juin 2012

(Texte mis en ligne sur le site de Pierre Kobel La Pierre et le Sel)

 

 

LA PIERRE ET LE SEL (Site de Pierre Kobel)

http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/2012/06/variations-dherbes-de-nathalie-riera.html

 

 

TERRES DE FEMMES (Angèle Paoli)

Extrait de « In angulo »

31/05/2012

Les Carnets d'Eucharis - COMMUNIQUE DE PRESSE - Projet d'un numéro annuel en version papier pour Février 2013 + BULLETIN DE SOUSCRIPTION/ABONNEMENT

 

COMMUNIQUE DE PRESSE_Les Carnets d'Eucharis_Couv.jpg

 

Les Carnets d’Eucharis, créés sur internet depuis 2008, sont un espace numérique sans but lucratif, à vocation de circulation et de valorisation des œuvres littéraires, de langue française et/ou étrangère, inédites ou tombées dans le domaine public. Faire partie d’un vaste projet de recherche et de reconnaissance dans les domaines des écritures contemporaines et des expressions visuelles (photographie, peinture, sculpture…). Publier, diffuser et promouvoir. Telles sont les principales visées des Carnets d’Eucharis, dont le rayonnement et la notoriété sur internet semblent être des éléments favorables à la création d’une revue imprimée : la publication d’un numéro annuel viendrait en complément des 4 carnets saisonniers gratuits et téléchargeables depuis http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com.

Le lancement de cette première édition annuelle est prévu pour février 2013 (pour un tirage de 250 à 300 exemplaires, et un volume d’environ 120 pages).

La création de cette revue papier entend fidéliser et élargir le lectorat internaute, et ainsi permettre une plus large accessibilité, autrement que par la lecture numérique.

Un Bulletin de Souscription sera prochainement diffusé sur internet. Pour ceux et celles désireux de soutenir ce projet, le bulletin proposera différentes formules d’adhésion. Au choix : un abonnement annuel à la Revue « Les Carnets d’Eucharis », et/ou un don de soutien à l’Association « L’Atelier des Carnets d’Eucharis ».


2012 | Revue électronique&papier Les Carnets d’Eucharis | (ISSN 2116-5548) |

 

 

APPEL À PROJET

 

 

HOMMAGE À SUSAN SONTAG

A l’occasion de son premier numéro papier, la revue souhaite rendre hommage à l’écrivain et intellectuelle new-yorkaise Susan Sontag. A la recherche de divers textes inédits : recensions, portraits, critiques sur ses essais et/ou son œuvre romanesque, je vous remercie de m’adresser vos propositions à : nathalieriera@live.fr

 

 

LE CHANTIER DU PHOTOGRAPHE

Dans le cadre de sa nouvelle rubrique Le chantier du photographe qui sera intégrée dans la revue papier, sont invités les photographes pour leurs contributions inédites : présentation d’un projet photographique à l’état initial.

 


 

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PROJET REVUE PAPIER 2013

 


 

LES CARNETSD’EUCHARIS

 

Revuenumérique&papier

 

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

bulletin de souscription_couverture.jpg

 

Association L’Atelier des Carnets d’Eucharis

L’Olivier d’Argens - Chemin de l’Iscle / BP 44 - 83520 Roquebrune-sur-Argens

 

 

NOM/PRENOM : _____________________________________________________________

 

 

 

ADRESSE : __________________________________________________________________

 

 

 

CODE POSTAL : _______________ VILLE : _______________________________________

 

 

 

MAIL : _____________________________________________________________________

 

 

 

 

 

            Je souhaite

 

           faire un don de soutien à L’Association L’Atelier des Carnets d’Eucharis

 

            Je verse la somme de : _________ €

 

            par chèque bancaire à l’ordre de L’Association L’Atelier des Carnets d’Eucharis

 

            par mandat

 

     faire un simple abonnement à la Revue annuelle imprimée Les Carnets d’Eucharis

 

            Prix de l’abonnement annuel : 17 € (+ frais de port à ajouter : 3 €)

 

            PREMIER NUMERO PAPIER :

 

            LES CARNETS D’EUCHARIS, Année 2013 – Susan Sontag/Virgil Brill

            (20 €, frais de port compris)

 

            Je vous adresse le montant par chèque à l’ordre de L’Association L’Atelier des Carnets d’Eucharis

 

L’Olivier d’Argens

 Chemin de l’Iscle / BP 44

83520 Roquebrune-sur-Argens

 

 

 

 

 

Date :                                                                                                                        Signature :

 

 

 

 

 

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LES CARNETS D’EUCHARIS

Nathalie Riera

Courriel : nathalieriera@live.fr

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com

 

 

 

 

01/05/2012

Nathalie Riera, Variations d'herbes, éd. du Petit Pois, 2012

Les Éditi•ns du Petit P•is

 ont le plaisir d’inaugurer leur

Collection Prime Abord avec

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NATHALIE RIERA

VARIATIONS D’HERBES

 

Variations d'herbes_2012.jpg

 

Variations d’herbes a été composée en Caslon 540 sur papier vélin ivoire de 160 g.

Les cinquante premiers exemplaires ont été signés et  numérotés par les soins de l’auteur.

Ils constituent l’édition originale.

 

Format 14 x 18 cm

Non relié : 26 pages sur papier vélin ivoire 160g.

ISBN : 978-9534097-5-8

Dépôt légal : avril 2012

 

PRIX : 10 euros (+ frais de port)

 

 

Extraits

 

 

 

(ce corps, toi sauvagement, dans l’offrande, ce cœur)

 

reviennent les choses ouvertes, auprès de toute verdure blessée,

brisure fermée aux lèvres, aux livres qui cessent l’éloge

 

ont dessein de vivre, louer ma soif, orange-trees

           

(ces mains, appuyées accablantes assidues, la chair dans l’herbe,

longuement l’embrassant la dépossédant la couvrant)

 

que ne cessent mes alliances avec les crêtes (elles replient leurs

toiles) peinture des collines

 

comme elles, me déployer à loisir, que fou soit le livre, crazy

dresses

 

je ne vous ressemble pas, c’est incompatible, écrire parmi

toutes ces choses-là

 

 

(orange trees, séquence I)

 

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l’abîme est sans virgules

chaise vide

 

 

 

louvoiement des verticales en orgasme

louve de mon pouls cou ployé

 

 

                                               de mon corps un Bois sacré

que nul n’oublie

 

 

(flexus florens, séquence I)

 

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POUR COMMANDER

télécharger le bon de commande

Les Éditins du Petit Pis

8, rue Suzanne Lenglen 34500 Béziers - Téléphone : 04 67 35 25 87 - Courrier électronique :davidzadresse-site@yahoo.fr – Site éditeur :http://cordesse.typepad.com/leseditionsdupetitpois

 

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