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28/11/2013

Nathalie Riera, Solaria

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Karl Blossfeldt, Salvia Officinalis



 

Extrait de

:- :- :- :- :- :- :

 

 

SOLARIA

Nathalie Riera

 

Inédit, 2013/14

 

 

 

Amor con tal dolcezza m’unge et punge *

Petrarque, Canzoniere, CCXXI, 12

 

 

J’aime entendre les rues et les jardins de tes poèmes et ta voix me faire ouïr tes great poems of love, sur des centaines de pages vert-laurier renaître de n’avoir pas langue rassasiée. Or blanc et argile,  nos paroles font le monde et leurs pommiers fleuris. Polyphonie des fruits sous l’hypnose voyageuse des bengalis. L’obscurité est sur le monde… dixit Blackburn, et l’amour. Ne séchera la langue qui t’aime, la merveille du genêt à orner ce qui nous désole, contre la bête stupide. Vouloir être ta jolie, et quand le soleil est d’être un peu l’espoir des rosacées et des floridées, sentir poindre le souffle chaud de l’aura, m’oindre de violettes et de cenelles, to be your song. Je ne perds pas le fil de la moindre de tes chansons.

 

 

Nous gardons en nous la rose et le rhizome, à notre amour le cyclamen des gaietés, le rire et la risée, tous ces portraits que tu esquisses et qui me donnent force contre tout déficit, toute altération.

 

 

 

Main dans la main, à vrai dire, un seul cœur **

 

 

Je crois en l’incantation guérisseuse, combinaisons de plantes et de mots : la grande mauve pour apaiser nos enrouements, et le jaune d’or pour la rime. A ciel découvert, main dans la main, quand la fleur de cassier chasse l’ingrat, l’amour ma seule jouvence, de tout mon soûl aux syllabes mellifères.

 

Main dans la main, je veux avec toi conserver la mémoire des fruits d’or.

 

 

_________________________ 

* Amour met tant de douceur à m’oindre et me poindre 

** Wang Wei, Paysages : miroirs du cœur

 

27/10/2013

William Sydney Graham

 W.S. GRAHAM

LES DIALOGUES OBSCURS

Poèmes choisis

 

 

Traduit de l’anglais par Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre

Introduction de Michael Snow / Postface de Paul Stubbs

Recueil bilingue

 

The Dark Dialogues

Selected poems

translated from the English by Anne-Sylvie Homassel & Blandine Longre

Introduction by Michael Snow / Afterword by Paul Stubbs
bilingual book

---------------------------

 

 

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© Black Herald Press, Septembre 2013
174 pages - 14 € / £ 12 / $18
ISBN  978-2-919582-07-5

 

 

 

 

Lecture

 

W.S. Graham

« des lumières de tous côtés »

__________________________________________________________________________________________

 

Beau présent poétique que nous offrent actuellement les Editions Black Herald Press avec les fabuleux « Dialogues Obscurs/The Dark Dialogues » de W.S. Graham : une vingtaine de poèmes, extraits de plusieurs recueils, publiés entre 1942 et 1993, sont traduits pour la première fois en français.

Né en 1918 dans la petite ville écossaise de Greenock, William Sydney Graham vouera très tôt sa vie à l’écriture et à la poésie. Une introduction au poète et à son œuvre est signée Michael Snow, qui fut un proche de Graham, et ne cessera de promouvoir son œuvre, avec notamment The Nightfisherman : Selected letters of W.S. Graham (1999). Traduit en néerlandais, en allemand, en espagnol et en suédois, les traductions en français devraient participer à une reconsidération de l’œuvre poétique. Sur ce sujet, une postface de Paul Stubbs nous éclaire avec grand intérêt sur la réception de l’œuvre de Graham en Grande-Bretagne : jugé poète difficile, son travail aura souffert de « comparaisons littéraires les plus superflues ». En réponse à une opinion critique malhabile « fondée sur la notion terroriste de 'goût' du public », P. Stubbs trouve justice à penser que « la qualité de ces traductions est telle que Graham (…) n’est pas seulement un imposteur dans un autre langage, une créature pseudo-métaphysique captive d’une peau étrangère ; au contraire, ce recueil lui permet de poursuivre son exploration parmi les phonèmes, d’une calotte polaire à la suivante » (p.136).

Si l’histoire poétique de Graham ne vise pas le champ politico-social, elle a son point d’ancrage dans le champ marginal des inventions et de la transgression linguistiques. Poésie influencée par Joyce, Beckett, Marianne Moore, Pound, Eliot, Les Dialogues Obscurs nous révèlent un espace éclairé de reliefs énergiques, et au cœur de ce même espace, le lecteur « explorateur », en même temps qu’inspiré, ne peut que partager l’euphorie du poète : « l’euphorie d’être vivant dans le langage » ; partager également ce portrait succinct de ce que peut être un poète qui, lorsque abandonné à lui-même, devient cet « étranger métaphysique enfin dépouillé de la fiction de la personnalité ». (P. Stubbs)

 

Pour écrire, il y a des lumières et des obscurités à emprunter de tous côtés, des dialogues à saisir, qui nous parlent d’Etre et de non-être, peut-être pour nous inciter à davantage de rêveries, de relâchements. Ces dialogues obscurs n’ont rien de mystique : ils nous laissent entrevoir une autre dimension de nous-mêmes, issus d’un ici et maintenant non dénué de singularité. La poésie ne doit pas rester parmi les mots. Elle doit emprunter au monde réel, et non au rempart de la pensée conceptuelle. Mais « Si ce lieu où j’écris est réel alors/Il me faut être allégorique » :

 

                                                          

 

 

                                                               Pauvre tel un gribouillage, mon crime pour un diamant

                                                               Est un fou de Bassan en lequel je suis fait,

                                                               Non par la tête mais par le bec de la main qui plonge

 

                                                         (p.21)

 

 

 

 

Le poème est une navigation de la langue, et le délire du poète est d’être un chercheur incessant, qui aborde toutes les directions. Poète aussi de la transmutation des êtres et des choses, l’écriture est un monde de mouvances, un hors-temps du temps, avec ses navires d’écume, ses fourches d’eau, ses récifs naufrageurs, ses vagues en troupes de la mer, ses planchers en noyade, ses murs marins d’écaille

 

                                                          Et nous tranchons les flots

                                                               Quittons la terre noire

                                                               Au large dans les nerfs

                                                               Ondulants de la mer

 

                                                               (p.47)

 

 

« (…) une montagne artificielle, un ajout au monde » : le poème, dans sa géographie de masses rocheuses, de volumes saillants ou en creux, a aussi le « pouvoir de libérer un individu dans son propre monde », ainsi que « permettre au lecteur de faire quelques découvertes sur lui-même ». Le poème existe de la difficulté à communiquer, à s’exprimer, et du prodige à être présent, c’est-à-dire, à être auprès de soi, nous soufflerait Henri Maldiney*, de l’autre côté de soi, dans une proximité inapprochable.

 

________

* Henri Maldiney, « Art et existence », Ed. Klincksieck, 2003 – (p.222)

 

© Nathalie Riera, octobre 2013

 

 

 

 

 

Extrait de “Le seuil blanc”/«The White Thresbold», 1949

 

p. 29.

 

 


Les siècles tournent leurs verrous

Et ouvrent sous la colline

Leurs livres et leurs portes reçus en héritage

Rassemblés pour distiller

Tels joyeux cueilleurs de baies

Une voix unique pour nous parler.

 

The centuries turn their locks

And open under the hill

Their inherited books and doors

All gathered to distil

Like happy berry pickers

One voice to talk to us.


 

 

***

 

Extrait de “La pêche de nuit”/«The Nightfishing», 1955

 

 

p. 47.

 

 


Et de nouveau aveuglé par

L’hémisphère

Désouvert et lumineux,

Ancien par-dessus moi,

 

Ce lieu présent  

Est transmuté en

Lieu sans souffle, immobile,

Déroulé sur manuscrit

Et tourné vers cette lumière

 

Now again blindfold

With the hemisphere

Unprised and bright

Ancient overhead,

 

This present place is

Become made into

A breathless still place

Unrolled on a scroll

And turned to face this light.


 

***

 

 

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Nathalie Riera_W.S. Graham.pdf

10/10/2013

Les Carnets d'Eucharis N°39 - Automne 2013

 

 

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Poésie | Littérature Photographie| Arts plastiques 

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En ligne

 

 

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Les carnets d’eucharis n°39

AUTOMNE 2013

 

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 [« Les tortues du jardin hanbury »] © Nathalie Riera, 2013

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Les Carnets d'Eucharis N°39_Automne 2013_WEB.pdf

06/10/2013

Nathalie Riera - Les tortues du Jardin Hanbury

NATHALIE RIERA

Au fil des tortues

2013

 

 

 

 

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© Nathalie Riera – Les tortues du Jardin Hanbury, 2013

 

 

 

 

 

 

[Les tortues du Jardin Hanbury/Giardini Hanbury - Ventimiglia]


©  Nathalie Riera, 2013

 

 

 

 

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© Nathalie Riera – Les tortues du Jardin Hanbury, 2013

 

 

 

 

 

Les Carnets d'Eucharis par Patrick Kéchichian

 

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Les Carnets d'Eucharis

 

Poésie/Littérature Photographie Arts plastiques

 

 par Patrick Kéchichian

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L’événement est à marquer d’une pierre blanche. Ces dernières années, on voyait surtout des revues qui passaient – étaient contraintes de passer – de l’état papier à l’état virtuel. On s’est presque habitué à tourner des pages qui n’avaient aucune réalité palpable, même si la machine, par excès de zèle, imite parfois le bruit ! La littérature, l’écrit, en voie de dématérialisation : la chose avait, a toujours, de quoi nous alarmer. Là, c’est l’inverse : le papier a une consistance, une odeur. On respire mieux soudain.

Les Carnets d’Eucharis, animés par Nathalie Riera, existent depuis 2008 en version numérique. Prose et poésie, mais aussi arts plastiques et réflexion critique se rencontrent, se croisent, dialoguent. Dans le premier numéro papier elle explique dans un entretien la vocation de sa revue : « Ma décision d’en venir, une fois par an, à une version papier, est aussi une manière de ne pas négliger un autre pan du lectorat qui s’avère peu attaché à la seule lecture numérique. Je n’ai aucune certitude quant à savoir si cela est ou non un bon choix. Certains lecteurs ont trouvé la démarche curieuse, l’estimant à contre-courant de ce qui se passe actuellement, à savoir la désertion du support papier en faveur du support numérique. » Puis elle cite cette amorce d’analyse par Claude Minière : « Dans le passage à l’édition “papier”, il y a un geste significatif. Par là, vous allez vers ce qui se donne à la main, ce qui peut se lire dans la main (dans la méditation) – et donc n’est plus sous l’impression binaire “informatique”, se déroulant pour l’œil seul. C’est important. » Oui, Claude Minière a raison de souligner la signification de ce passage préalable par la main qui éprouve avant l’œil, autrement que lui. Ce « travail de circulation » dont parle Nathalie Riera trouve là, en même temps que son support naturel, sa raison d’être.

Le premier numéro est consacré à Susan Sontag, avec des contributions diverses et des extraits de l’oeuvre. La littérature n’est pas un secteur délimité. « Lire c’est espérer le voyage qui ébranle mes certitudes ou mes acquis », affirme Nathalie Riera dans le même entretien. Le geste esthétique comme volonté de « faire de la résistance » : Susan Sontag, jusqu’à sa mort en décembre 2004 à New-York (elle était née en 1933) incarna cet esprit de résistance. La vieille Europe autant que le Nouveau Monde, la politique et l’esthétique, la capacité d’admiration et la volonté d’analyse s’harmonisaient chez elle au sein d’une grande intelligence. Intelligence dont témoignent ses écrits, y compris posthumes (on édite actuellement son Journal chez Christian Bourgois). « Si je me suis engagé en littérature, tout d’abord comme lectrice puis comme écrivain, c’est aussi une extension de mes sympathies pour d’autres personnes, d’autres domaines, d’autres rêves, d’autres mondes, d’autres grandes questions. » Cette forme de « sympathie », assez rarement revendiquée par les écrivains, ne vient pas concurrencer l’intelligence, mais la renforcer.

Le dossier Sontag occupe environ le tiers du numéro. Des cahiers de création, poétique, photographique et de traduction, forment la deuxième partie. Enfin, classiquement (mais nécessairement), un ensemble de recensions critiques conclut le numéro.


La Revue des revues no 50, 2013

 

LIEN : http://www.entrevues.org/revue_extrait.php?id=8193

 

27/07/2013

Kate Summerscale

 

 

Kate Summmerscale

La déchéance de Mrs Robinson

 (Christian Bourgois Editeur, 2013)

 

 

JOURNAL INTIME D’UNE DAME DE L’EPOQUE VICTORIENNE

Traduit de l’anglais par Eric Chédaille

SITE DE L’EDITEUR - http://www.christianbourgois-editeur.com/

 

 

 

 

Kate Summerscale

Juin 2006 | Bloomsbury plc | © Mark Pringle

 

 

 

Une lecture de Nathalie Riera 

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« La déchéance de Mrs Robinson » a pour cadre le procès devant le tribunal des Divorces et Affaires matrimoniales d’Henry Oliver Robinson et d’Isabella Walker. Après avoir découvert par accident le journal intime de son épouse, et son aveu d’adultère, H.O. Robinson convoque le tribunal londonien pour dissolution de son mariage. Requête qui soulève la question de l’écrit comme preuve et de la complexité face à la crédibilité du journal intime et à la véracité des évènements qui y sont rapportés. Le journal d’Isabella ne serait-il pas le produit d’un dérangement mental ? de fantasmes sans corrélation avec des faits réels, ou, au contraire, l’œuvre d’un esprit s’adonnant à une activité purement littéraire, se jouant à mêler réalité et fiction sans autre but qu’une « forme d’apprentissage, d’exercice préalable à la composition d’un roman. » (p.212). Ici, référence à Emily Brontë et sa sœur Anne, et à la diariste Fanny Burney.

Consigner ses expériences pour une femme née dans la société victorienne, c’est faire du journal un lieu de révélation et d’effusion, mais aussi un moyen de « déchiffrer sa vie », et pour une anglaise de classe moyenne, être « capable d’attenter à la décence avec sa plume » : « Comme l’économiste et philosophe Herbert Spencer, qui décrivait ses mémoires comme ‘une histoire naturelle de (sa) propre personne’, elle dressait le relevé de son évolution personnelle. En écrivant et en lisant son journal, elle avait espoir de comprendre son moi aliéné et conflictuel par le biais de cette extériorisation, de pénétrer dans sa propre tête et sous sa propre peau. » (p.61)

Dans l’histoire littéraire, certains journaux intimes passent pour apocryphes, ou ont au contraire la réputation d’un excès d’honnêteté. Kate Summmerscale cite à ce sujet les carnets d’Horace Walpole qui « consigna délibérément des choses fausses » (p.205), à l’opposé du journal de Samuel Peppys « réputé pour sa franchise ». Du temps de l’époque victorienne, « la rédaction des annales de la vie domestique et spirituelle » révèle un goût prononcé pour l’introspection, tels que les carnets personnels du mémorialiste et bibliophile John Evelyn, parus pour la première fois en 1818.

 

Outre les fonctions du journal intime, Isabella souffre d’un mariage malheureux, institution considérée de son point de vue : « arbitraire et inique ».  Lecture et écriture sur soi, contre le desséchement et l’esseulement : K. Summerscale ne manque pas de faire un parallèle avec Madame Bovary. Isabella écrit son journal à la même époque que la parution du roman de Gustave Flaubert.

Durant le procès, journalistes, médecins et spécialistes du royaume seront appelés à témoigner, à partir des écrits d’Isabella, autrement dit à mettre en cause la véracité du journal.  Mais la « défense d’Isabella fut beaucoup plus dégradante que ne l’aurait été un aveu d’adultère. » (p.224) Isabella considère cette lecture non consentie de son journal « comme une agression quasi sexuelle ». Dans une lettre pleine de rage, elle écrit :

« Que des hommes, de parfaits inconnus, nullement autorisés à le faire, se soient crus en droit d’y mettre le nez, de dépouiller et de censurer mes écrits intimes, d’y choisir des passages, avec leurs pattes fouineuses, impudentes, ignobles, cela je ne puis le comprendre. Je n’aurais jamais agi de même, pas plus que je n’aurais eu la bassesse d’espionner leurs prières, les balbutiements de leur sommeil ou les accents de leur délire ; je me serais tenue pour insultée par la simple invite à lire des pages destinées au seul regard de leur rédacteur. » (p.229)

 

« Le journal offre un aperçu de ce que pourrait devenir la société si la vision nouvelle, évolutionniste, du monde venait à s’imposer ».

 

Nathalie Riera, juillet 2013

Les carnets d'eucharis

 

                                    

 

 

 

 

 

p. 214.

 

 

Mr Nightingale décrit son journal comme son « seul réconfort », mais il est devenu un symptôme et même une cause de sa maladie. Lorsqu’il est dérobé et lu par d’autres personnes, il le trahit ; au lieu de l’aider à voir en lui-même, il permet à d’autres de lire en lui ; au lieu de le laver de son péché, il le livre à ceux qui vont le châtier. La passivité de ce journal est une illusion. A la fin de la pièce, Mr Nightingale reçoit ce conseil : « Brûlez ce livre et soyez heureux ! »

 

 

 

***

 

p. 212/213.

 

Diaries (du latin dies) et journals (du français jour) étaient par définition un lieu d’épanchements quotidiens, mais leur apparente immédiateté pouvait être trompeuse. Isabella remplissait souvent le sien un ou plusieurs jours après les évènements qu’elle décrivait. Un journal pouvait n’offrir qu’une approximation du temps véritable, de même qu’il pouvait ne faire que suivre et effleurer les sentiments qu’il cherchait à définir avec précision. Il agissait sur celle qui le tenait, tendant à en intensifier les émotions et à en altérer les perceptions. Jane Carlyle, épouse de l’historien John Carlyle, décrivit ce processus dans le sien à la date du 21 octobre 1855 : « Ton journal, qui ne parle que de sentiments, accuse tout ce qui est artificiel et morbide en toi ; cela, je l’ai vécu. » L’acte de tenir un journal faisait honneur à maintes valeurs de la société victorienne – la confiance en soi, l’autonomie, la capacité de garder des secrets. Poussées trop loin, ces vertus pouvaient toutefois se changer en vices. L’autonomie pouvait se faire déconnexion radicale d’avec la société, ses codes, ses règles et ses contraintes ; le secret pouvait se muer en dissimulation, le contrôle de soi en solipsisme, l’introspection en monomanie. »

 

 

 

  

■ SITES A CONSULTER :

 

Christian Bourgois Editeur

http://www.christianbourgois-editeur.com/fiche-livre.php?Id=1384

 

 

 

09/07/2013

Les Carnets d'Eucharis N°38 - Eté 2013

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

En ligne

 

 

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Les carnets d’eucharis n°38

ÉTÉ 2013

COUVERTURE CARNET D'EUCHARIS 38_Eté 2013.jpg

  [BY MYSELF « BOUQUETS DE FLEURS & GRAMINÉES »]

© Nathalie Riera, 2013

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08/07/2013

Nathalie Riera, Paysages d'été - une lecture de Marie-Hélène Prouteau

Paysages d'été_Nathalie RieraPaysages d’été

Juillet 2013 par Marie-Hélène Prouteau

Site : Recours au Poème

 

 

 

Editions Lanskine, 2013

72 pages, 14 euros

http://www.editions-lanskine.fr/livre/paysages-dete

 

 

Ce recueil de Nathalie Riera a quelque chose d’un art de la joie, le mot revient souvent. Lumière du soleil, sèves du sud, galop des chevaux, il y a chez elle une disposition sensuelle à accueillir la beauté du monde qui se trouve exacerbée par ce moment d’acuité singulière de la rencontre amoureuse.

Comment garder l’intensité de ce premier souffle du désir, voilà ce qu’elle dit avec une infinie justesse. Les trois parties du livre dessinent un glissement dans l’espace et dans le temps qui va du bonheur amoureux en train de se vivre au geste d’une femme qui écrit, « près de [lui] dans l’écart » et non dans la fusion. Pas de mièvrerie ici, l’auteure de La parole derrière les verrous n’oublie pas « les tollés du monde ». La chevelure au vent, la jupe qui flotte, la crinière du cheval sont présentes. Autant d’instantanés traversés d’images, celle de l’effleurement en particulier. Au cœur est le sentiment aigu que rien n’est jamais si fulgurant que l’amour lointain, cité en exergue : « elle a pleuré imploré la main absente : c’est étrange de penser que l’amour n’offre pas tout et ainsi préfère-t-elle alors l’amour dans sa fermeté de garder son origine »

Au fil des versets à la syntaxe bousculée et aux associations inédites, l’émotion passe de l’embrasement, soleil, pierres, amour confondus, à la pénombre où s’écrit le roman. Ainsi se joue la liberté d’une voix de femme qui parvient à être elle-même dans l’écriture. Celle de Nathalie Riera se situe dans l’écart, pour reprendre sa formule, porteuse d’une énergie nouvelle et créatrice, à l’image de la revue qu’elle anime, Les Carnets d’Eucharis

 

Paru dans Encres de Loire numéro 64.

 

 

 

 

LIEN 

 

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05/06/2013

Nathalie Riera - Marché de la Poésie - Samedi 8 juin 2013

MARCHE DE LA POESIE_8 juin 2013.jpg

 

 

Une lecture de Richard Skryzak

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Nathalie Riera

« Paysages d’été »

Editions Lanskine, 2013

 

 

Extraits de Paysages d’été

 

SITES :  

LITTERATURE DE PARTOUT  

& 

TERRES DE FEMMES

 

 

 

 

 

 

EDITIONS LANSKINE

SITE - http://www.editions-lanskine.fr/

 

01/06/2013

Nathalie Riera, "Paysages d'été, Ed. Lanskine, 2013 - Une lecture de Richard Skryzak

 

NATHALIE RIERA

Paysages d’été

 (Editions Lanskine, 2013)

 

 

EDITIONS LANSKINE

SITE - http://www.editions-lanskine.fr/

 

 

 JUILLET 2012 012.JPG 

 

© Nathalie Riera – Autoportrait, 2012

 

 

 

 

 

UNE LECTURE DE 

Richard Skryzak

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   Il y a finalement peu de vrais cris dans la littérature contemporaine. Celui que Nathalie Riera fait entendre avec Paysages d’été résonne haut et fort, entre chant d’amour et incantation du désir.

   Ce roman en forme de flux saisit d’emblée le lecteur dans un vertige poétique dont il a peu de chance de sortir indemne. Véritable manifeste de la sensualité, il souligne l’engagement de l’auteur pour une littérature qui de nos jours fait figure de résistance. Pour cela, Nathalie Riera construit un idiolecte, basé sur une écriture fluide, multiple, kaléidoscopique, où s’imbriquent les niveaux de perceptions, de sensations et de narrations ; jaillissement du sens, fêtes des sens,  jouissances. Il ne s’agit plus ici de raconter de façon calme et linéaire, mais de pénétrer par les mots la matière même des êtres. De saisir le tremblement des corps,  l’électricité des affects, le fourmillement énergétique à l’œuvre à la fois dans les émotions et l’acte d’écrire. Quelque chose comme l’insoutenable instabilité des particules. On pense ici  aux qualités de l’image électronique et à l’art vidéographique dont le fondateur Nam June Paik disait : « Nous aimerions avoir trois vies. Une vie pour créer. Une vie  pour vivre et aimer - c’est la même chose. Une vie pour étudier, chercher. Mais nous n’en avons qu’une. Alors nous alternons comme dans un montage vidéo. » Il s’agit ainsi d’apprendre de l’écriture ce qu’est la vie et réciproquement.

    A la musicalité du style, Nathalie Riera ajoute la picturalité. Présente dès le titre Paysages d’été qui évoque Poussin ou Renoir, elle imprègne le texte dans le mélange des chairs, la chatoyance des tissus, tout ce jeu subtil des sentiments et des couleurs, des atmosphères et des intensités qui rappellent tant  le 18ème siècle des Watteau, Boucher ou Fragonard.  Bonnard n’est pas loin. Le déjeuner sur l’herbe de Manet non plus.  Mais c’est dans l’écriture même que la peinture agit. Dans le rendu cubiste de l’emboîtement des corps. Dans le phrasé impressionniste des fragments et des vibrations. Dans l’approche expressionniste des pulsions et des fantasmes. «  Où commence l’écriture ? Où commence la peinture ? » se demande Roland Barthes dans L’empire des signes.  

   L’une des qualités de l’auteur, presque introuvable aujourd’hui, est d’aborder l’érotisme sans jamais être vulgaire, l’autobiographie sans sombrer dans le narcissisme. La richesse de son écriture vient sans aucun doute de là, de cette tension, de ce savant dosage entre la retenue et l’écart, entre la délicatesse et la violence des passions. Le récit n’est plus procédé d’énonciation, mais d’Annonciation : « Je ne suis plus visitée »  dit-elle comme a du dire Marie à l’Ange Gabriel.

   Monet voulait peindre comme l’oiseau chante. Nathalie Riera, elle, écrit comme le cheval galope - métaphore assumée et récurrente - bondissant d’une ligne à l’autre, ne laissant aucune prise aux obstacles ni aux ponctuations. Il y a urgence et elle le sait. Impatiente dans une époque où  barbarie et  bêtise gagnent chaque jour du terrain,  elle sème sur ce qui reste des livres ses odes et ses épiphanies.

   L’écrivain inscrit sa démarche dans une généalogie littéraire et cinématographique (Sarraute, Casares, Resnais) qui n’a que faire des modes et des stratégies esthétiques. Seul importe ce qui pousse à créer. Et rien d’autre. Sinon continuer. Car ce qui se joue ici, c’est l’acte poétique comme geste de survie. Se souvenir de ce qui sera. Quand la promesse des mots se métamorphose en Beauté, que nulle définition ne peut atteindre. Quand le désir d’écriture redevient tout simplement l’écriture du Désir.

 

 

 

Les Carnets d’Eucharis © Richard Skryzak

 

 

                               

 

 

 

 

 

 

 

Extraits de Paysages d’été

 

SITES :

LITTERATURE DE PARTOUT

&

TERRES DE FEMMES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nathalie Riera vit en Provence. Elle est l'auteur notamment d’un essai sur la contribution positive du théâtre et de la poésie dans l’espace carcéral : La parole derrière les verrous (éditions de l'Amandier, 2007), de livres de poésie : ClairVision (Publie net, 2009), Puisque Beauté il y a (Lanskine, 2010), Feeling is first/Senso é primo (Galerie Le Réalgar, 2011 – Collection "1 et 1" : un artiste et un écrivain – sur les peintures de Marie Hercberg), puis récemment aux éditions du Petit Pois : Variations d'herbes (collection Prime Abord, 2012). Elle dirige par ailleurs la revue numérique Les Carnets d'Eucharis depuis 2008 (37 numéros), et publie régulièrement en revue (Diptyque, The Black Herald…). Vient de paraître aux Editions Lanskine : Paysages d’été (2013). Création et lancement en février 2013 de la revue-papier Les Carnets d’Eucharis, Année 2013 (Hommage à Susan Sontag). (Source : http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com)

 

 

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■ SITE A CONSULTER :

 

Les Editions Lanskine

 http://www.editions-lanskine.fr/livre/paysages-dete

23/05/2013

Les Carnets d'eucharis N°37 - Printemps 2013

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

En ligne

 

 

 

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Les carnets d’eucharis n°37

PRINTEMPS 2013

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 [Tracteur « Fordson » au Mas des Oliviers] © Nathalie Riera, 2013

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Les Carnets d'eucharis n°37_Printemps 2013.pdf

 

 

 

25/04/2013

S. Corinna Bille

 

 

PIERRE-FRANCOIS METTAN

Théoda de S. Corinna Bille

 (Infolio/Le cippe, 2012)

 

 

LE CIPPE – ETUDES LITTERAIRES

Collection dirigée par Patrick Amstutz

SITE DE LA COLLECTION - http://www.lecippe.ch

 

 

 

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 Corinna Bille

 

 

Lecture

 

Corinna Bille

« écrire : une urgence et un sursis »

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Professeur de français et d’anglais au Collège de Saint-Maurice, Pierre-François Mettan se consacre à l’œuvre de la nouvelliste et romancière S. Corinna Bille : « Qui veut embrasser l’œuvre de Stéphanie Corinna Bille se trouve face à un massif ample et diversifié : poésie, théâtre, romans, nouvelles, proses courtes, écritures de soi, articles de journaux.».  C’est du premier roman « Théoda » que P.- F. Mettan esquisse le profil d’une écrivain profondément attachée à ne pas renier les sources premières de ce qui est moteur de l’écriture. Chez elle, la réflexion ne peut être la garantie du plus ouvert ou du plus vivant. Plutôt privilégier la non-réflexion contre toute forme d’abstraction et d’intellectualisme. Revendiquer cette liberté et s’y tenir offre à l’acte d’écrire sa juste place : non seulement d’être une urgence et un sursis, mais surtout un équivalent de l’acte d’amour.

 

On ne peut se sentir étranger à Corinna Bille. Et c’est bien là tout l’intérêt de cet essai. Sur une centaine de pages se déploie un regard sensible à un art d’écrire et à une femme pour laquelle : « La vie ne valait  la peine d’être vécue qu’en fonction d’une créature et d’une création : la première à aimer, la seconde à construire ».

 

Dans un hors-série, à l’occasion du centenaire de la naissance de S. Corinna Billa, la collection « Cippe », dirigée par Patrick Amstutz, propose également un recueil d’hommages, écrit par 35 auteurs et illustré par 14 artistes.

 

 

Nathalie Riera, avril 2013

Les carnets d'eucharis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DOSSIER PDF COMPLET (à télécharger)

Nathalie Riera_S. Corinna Bille par Pierre-François Mettan.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                     

Théoda de S. Corinna Bille

Pierre-François Mettan

Infolio, Etudes Littéraires, Le cippe, 2012

 

p. 34.

 

 

Après l’orage, la corolle en forme d’étoile des joubarbes s’ouvrait, sur sa tige charnue, à mille places dans les murs et les gravières de Terroua. On s’étonnait devant cette plante, que personne ne pouvait cueillir et mettre en bouquet, les doigts étant gênés par l’épaisseur de sa hampe semblable à un serpent dressé qui aurait porté dans sa gueule une fleur. Elle se fanait avec une lenteur subtile, passant du rose ardent au rose cuivré, pour devenir de plus en plus pâle avant la mort. On disait d’elle : « C’est la fleur du Tonnerre. »

Et comme d’autres fleurs, nés du tonnerre aussi, les serpents se montrèrent.

 

 

 

 

***

 

Cippe à Corinna Bille

Un recueil d’hommages

HORS-SERIE II

Infolio, Etudes Littéraires, Le cippe, Acel 2012

 

p. 111.

 

 

Elle portait la blouse de grosse toile blanche sous son caraco qu’elle ouvrait pour mieux respirer. Une mèche noire tombait sur sa joue, elle la laissait… Elle ne voyait rien. Elle écoutait chanter son corps. De ses deux mains, elle saisissait l’air, l’attirait à elle, s’en entourait. Elle savait qu’il était chargé du désir de Rémi. A la lumière de cet homme, son corps fleurissait. Elle devenait plus que belle : vivante. Et cette vie l’exhaussait, la projetait hors d’elle-même. Chacun devait le sentir ; partout où elle allait, les gens s’écartaient pour lui laisser place, comme si ce fût une femme immense qui s’avançait. Elle ne leur donnait pas un regard. On la haïssait parce que ce bonheur provoquait chacun, le heurtait dans ce qu’il avait de plus secret, de plus cher : sa tranquillité.

 

 

In « Une magicienne des lettres » de Claudine Houriet

 

 

 

 

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Armand C. DESARZENS

Gravure burin technique mixte sur cuivre (16 x 11 cm)
Tirage 12 ex. sur papier Fabriano et japon encollé
Août 2012

 

Source : http://www.acdesarzens.ch/

 

 

***

 

 

Stéphanie Bille naît à Lausanne, le 29 août 1912. Elle est la fille d’Edmond Bille, peintre qui vit en grand seigneur dans un castel baroque, le Paradou, où il reçoit des célébrités : C.-F. Ramuz, Jouve, Istrati… Stéphanie choisira le prénom Corinna en référence au village de Corin cher à sa mère. Elle est élève chez les sœurs à Sierre puis à Lucerne, étudiante à l’école de commerce à Sierre, puis en littérature à Zurich. En 1934, elle épouse le comédien Vital Geymond, rencontré sur le tournage de Rapt, et s’installe à Paris. Elle quitte Paris et Vital Geymon en 1936 et retourne en Valais. Sa vocation d’écrivain est née en 1927. Atteinte de pleurésie en 1936, lente à guérir, elle passe plusieurs années entre Sierre et Chandolin, écrit. Ses premiers textes sont publiés en 1937 dans l’Anthologie des jeunes poètes de Romandie. En 1938, elle rencontre Georges Borgeaud avec qui elle aura une liaison difficile jusqu’en 1942. Borgeaud lui fait alors rencontrer Maurice Chappaz, avec qui elle s’installe à Geesch l’année suivante. Ils auront trois enfants. Le couple vivra longtemps sans pouvoir se fixer, d’une maison à l’autre. En 1953, un erythème attaque gravement la tête de Corinna Bille, et la fera souffrir le restant de ses jours. En 1958, la famille s’installe à Veyras, que Corinna quittera souvent pour des voyages (Afrique, Allemagne, Russie, Grande-Bretagne). Elle meurt le 24 octobre 1979. La mort et l’amour, la passion et le désir, sont les thèmes le plus souvent abordés par Corinna Bille. Le rêve tient chez elle une grande place. Beaucoup de ses rêves, qu’elle note, inspireront ses histoires. Corinna Bille choisit l’art concis et ramassé de la nouvelle pour dire l’explosion du désir et sa violence destructrice. Ses textes témoignent d’une sensualité vécue jusqu’au tragique en même temps que d’une grande attention au monde vivant – flore et faune – du Valais. (Source : http://www.plaisirdelire.ch/bille-s-corinna)

 

 

 

 

■ SITES A CONSULTER :

 

Bibliothèque nationale suisse
Archives littéraires suisses ALS

http://www.nb.admin.ch/sla/03131/03443/03927/04110/index.html?lang=fr

 

Culturactif

http://www.culturactif.ch/ecrivains/bille.htm

 

17/03/2013

Les métamorphoses d'Eucharis par Patrice Beray / MEDIAPART

Les métamorphoses d'Eucharis

16 mars 2013  par Patrice Beray

Edition : Revues & Cie

 

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Les Carnets d’Eucharis, 2013, 208 p., 17 €.

 

 

L’album numérique des Carnets d’Eucharis de Nathalie Riera s’enrichit dorénavant d’un volume annuel, décliné sous forme papier. Le premier numéro vient de paraître, centré sur la figure et l’œuvre de Susan Sontag.

Même si nombre de revues (à l’instar d’Europe, mais aussi bien Les Hommes sans épaules de Christophe Dauphin, entre autres exemples) continuent de dédier leur espace exclusivement au texte, et ce indépendamment de leurs préoccupations, la revue est sans conteste un lieu privilégié pour interpeller, « mimer les arts voisins » selon la formule de Michel Deguy. LIRE LA SUITE / MEDIAPART

 

 

 

 

14/03/2013

Les Carnets d'Eucharis n°36 (Hiver 2013)

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

En ligne

 

 

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Les carnets d’eucharis n°36

HIVER 2013

Les carnets d'eucharis n°36_Hiver 2013.jpg

GRAPPES DE LIERRE © Nathalie Riera, 2013

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Les carnets d'eucharis n°36_Hiver 2013_2.pdf

 

Les Carnets d'Eucharis, par Pascal Boulanger (article mis en ligne sur le site "Recours au Poème")

Les carnets d’Eucharis

 

Par Pascal Boulanger

SITE : Recours au Poème

 

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Nathalie Riera est une lectrice infatigable. Egalement Poète, elle a publié Puisque beauté il y a (Lanskine, 2010), un recueil qui, en se gardant de tout solipsisme, couronne le jour qui passe et sait jouer des saisons de l’homme sur la terre Depuis 2008, elle diversifie, dans sa revue numérique Les carnets d’Eucharis, les approches et les contenus littéraires. Sans sectarisme mais ouvert aux tendances esthétiques les plus novatrices, son site est devenu incontournable.

 

Voici aujourd’hui la publication d’une première version papier de ces carnets.

 

Ma décision d’en venir, une fois par an, à une version papier, est une manière de ne pas négliger un pan du lectorat qui s’avère peu attaché à la seule lecture numérique (…) Claude Minière m’a fait part de cette pensée : « dans le passage à l’édition papier, il y a un geste significatif. Par là, vous allez vers ce qui se donne à la main, ce qui peut se lire dans la main (dans la méditation) – et donc n’est plus sous l’impression binaire « informatique », se déroulant pour l’œil seul. (Réponse de Nathalie Riera à une question de Richard Skryzak dans l’avant-propos). LIRE LA SUITE

 

 

15/02/2013

Les Carnets d'Eucharis (Année 2013) - Livraison le 1er février 2O13

Les Carnets d’Eucharis

●●●●●●Poésie/LittératurePhotographie/Arts plastiques●●●●●●●●●● 2013

 

 


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COMMANDER A L'ADRESSE

L'Association L'Atelier des Carnets d'Eucharis

L'Olivier d'Argens - Chemin de l'Iscle - BP 44

83520 ROQUEBRUNE-SUR-ARGENS

 

 

JOINDRE LE BULLETIN DE COMMANDE

(à télécharger ci-dessous)

FLYER SONTAG_2.pdf

 

 

 

  

Les Carnets d’Eucharis, Année 2013

(HOMMAGE A SUSAN SONTAG)

Format : 170 x 250|206 pages| ISSN : 2116-5548

ISBN : 978-2-9543788-0-0

France : 17 € (rajouter 3 € frais de port)

En vente : 1er février 2013

 

 

01/02/2013

Lancement de la revue "Les Carnets d'Eucharis, année 2013"

 

Université Paris 1

 

PANTHEON-SORBONNE

 

Lancement de la revue

 

 

 

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HOMMAGE à Susan Sontag

 

Essayiste & romancière américaine (1933-2004) 

 

 

 

EN présence de Nathalie Riera & Sabine Péglion

  

Un café-poésie sera proposé et organisé par Sabine Péglion, en soutien de la Revue et de son premier numéro annuel consacré à Susan Sontag. Une présentation sera faite par la créatrice de la revue : Nathalie Riera.  A cette occasion, lecture par les écrivains, poètes et artistes invités dans ce premier numéro

 

 

 

Au sommaire de ce numéro ANNÉE 2013 sont invités :

 

Virgil Brill / Pierre Alechinsky/ Bruno Le Bail / René Barzilay / Patricyan / Claude Minière / J-G Cosculluela / Gérard Cartier / Georges Guillain / Béatrice Machet / Jos Roy / Gilbert Bourson / Roland Dauxois / Jacques Estager / Gérard Larnac / Angèle Paoli / Richard Skryzak / Sylvie Durbec / Mario Urbanet / Patricia Dao / Jean-Marc Couvé / Nathalie Riera / Claude Darras / Pascal Boulanger / Michaël Glück / Sabine Péglion / Mathieu Brosseau

 

 

 

...

 

 

 

Vendredi 8 février 2013

 

de19h à 22h

 

____

 

Salle du Conseil de l'IAE de Paris

 

21, rue Broca, 75005 Paris

 

Salle 21 - 7ème étage

 

 

Métro 7 : Censier-Daubenton

Bus 91 : Les Gobelins

Bus 83 : Pascal ou Les Gobelins

Bus 27 ou 47 : Monge-Claude Bernard ou Les Gobelins

 

Contact :

[sabinepeglion2@orange.fr]

& [nathalieriera@live.fr]

 

13/12/2012

Les Carnets d'Eucharis - Automne 2012 - N°35

 

●●●●●●Poésie/Littérature Photographie

Artsplastiques●●●●●●●●●●●●

 

 

En ligne

 

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Les carnets d’eucharis n°35

AUTOMNE 2012

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L’AIL DES OURS/AIL SAUVAGE [Allium ursinum]

© Nathalie Riera, 2012

 

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26/10/2012

Les Jeux Dits de la Poésie

les

jeux dits de la poésie

vous invitent au lancement de l'anthologie*

 

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en présence de l'éditeur Alain Blanc

des auteures Angèle Paoli & Sabine Huynh

& des poètes

Annie Salager

Marie-Ange Sebasti

Valérie Brantôme

Nathalie Riera

Louise Cotnoir

Béatrice Brérot

...

mardi 30 octobre

19h

____

Bibliothèque municipale

13 rue de Condé

69002 Lyon

 

* pas d'ici, pas d'ailleurs : anthologie poétiquefrancophone de voix féminines contemporaines ; édition Voix d'Encre

 

Nathalie Riera (inédit)

 

 

amour

 - Nathalie Riera -

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-IV-

 

un mot de lui l’amour pour se dire

le rythme phosphore des nuits de la langue

aux accouplements tourbillonnaires cambrures

gonfler l’étreinte est lune d’eau

le mince poignet que tu saisis

le serrement gracile serrement

arrondir la chaleur du talisman

       avec emportement à nos bouches

de haut en bas la chaleur du serrement

talisman pour entrer dans le temps divin

sans heures tu la regarderas sans limite

verbe et vertèbre tressés dans le rayonnement

qui ne fléchit le serrement pour se dire

noire n’est pas la nuit la douceur à venir

au ventre à chérir tu dénoues le tressé de langues

bouche claire nous voulons l’amour d’un doigt lent

tu me remontes de ma voix à mes veines fleuries

voulons l’amour aux espaces délestés sans moindre bruit

que l’emportement et le serrement

 

 

 

 

7/09/12 – 8/09/12