10.02.2010
Ingeborg Bachmann

Oeuvres
Actes Sud
Le Thesaurus
Traduit de l'allemand par Claude Couffon octobre 2009 / 14.0 x 20.4 / 752 pages
Ingeborg Bachmann est née en 1926 à Klagenfurt en Carinthie (Autriche), une région sur la frontière entre le monde germanique et le monde slave, région avec laquelle elle entretient une relation amour/haine. Survivre au traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale exigeait, pour elle comme pour de nombreux Allemands, de faire retour sur ses origines et d’en surmonter le poids. La Carinthie, ses tensions ethniques et ses contradictions incarnent cette douleur, et l’Anschluss en 1938, alors qu’elle était âgée de douze ans, imprègne à jamais sa perception du monde et son œuvre, jusqu’à devenir parfois la métaphore de la relation d’un homme avec une femme. Lire la suite
Dans ce Thesaurus sont réunis des textes importants en prose et toutes les nouvelles d’Ingeborg Bachmann, une des grandes figures de la littérature allemande d’après-guerre. A sa mort tragique en 1973 lors de l’incendie de son appartement à Rome, Thomas Bernhard dira : « Elle est la poétesse la plus intelligente et la plus importante que l’Autriche ait produite au cours de ce siècle. »
• Lettres à Felician
• Le Passeur
• La Trentième Année
• Trois sentiers vers le lac
• Franza
• Requiem pour Fanny Goldmann
• Berlin. Un lieu de hasards
• Ce que j’ai vu et entendu à Rome
• Le Bon Dieu de Manhattan
• Leçons de Francfort. Problèmes de poésie contemporaine
POSTFACE
UNE LECTURE DE CÉCILE LADJALI
(cliquer ici) Extrait

Ma frontière touche encore aux confins d’un mot et d’un autre pays,
ma frontière touche, fût-ce si peu, toujours plus aux autres confins,
Bohémien, vagabond, qui n’a rien, que rien ne retient,
n’ayant pour seul don, depuis la mer, la mer contestée,
que de voir,
le pays de mon choix.
“La Bohême est au bord de la mer”
07:35 Publié dans Ingeborg Bachmann | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La collection Anne et Henri Sotta

ANNE ET HENRI SOTTA
chercheurs d’art
par Claude Darras, critique d’art et de littérature
télécharger ici07:09 Publié dans Claude Darras | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2010
Dominique Grandmont (lecture de Brigitte Donat)
NOTE DE LECTURE
(Brigitte Donat)
Dominique Grandmont
Mots comme la route
Mots comme la route, dernier recueil poétique de Dominique Grandmont constitue une avancée d’autant plus forte qu’elle s’est formée sur beaucoup de silence.
Composée d’une alternance de bloc-textes et de courts vers syncopés, l’œuvre laisse une parole s’accroître librement jusqu’à brûler l’espace qu’elle franchit.
Ainsi la vitesse que procure l’enchaînement d’axiomes, dans le premier texte, balaient nos points d’ancrage et les mots, lie noire sur papier, forment l’asphalte d’une route lisse que nul horizon ne vient entraver. Un champ d’immanence se déploie et nous rend à notre liberté première. Détachée de toute pesanteur subjective, la langue sait alors prendre son élan, se délier, parler d’elle-même et constituer son propre dépassement.
Ces mots n’appartiennent à personne. Ce sont eux qui ont pris ma place, pour que le rien soit quelque chose.
A l’autonomie de la langue répond une charge de témoin : le poète en retrait capte les confins d’une parole qui se multiplie, ses capacités à faire de la réalité autre chose que ce qu’elle est. Il nous invite à sortir de tous les miroirs afin que l’univers puisse redevenir lui-même, infini. Si les pistes se brouillent, c’est pour mieux affronter la perte. Les mots ne comptent pas, constate Grandmont, j’ai beau écrire, je ne vois pas ce qu’ils voient dans le désert des livres, ni quelle liberté.
Puisque la signification échoue à enclore le monde dans un dire, (ne la contredit-il pas sans cesse, la débordant infiniment ?), l’écriture s’affranchit de son impuissance.
Ce que je lui fais dire n’a pas de sens, mais ce que je lui retire la grandit.
De cette béance, à notre grand étonnement, surgit la vraie vie.
Elle est cette parole qui n’a pas commencé, cette insensée qui veut tout dire mais qui n’oubliera pas un visage.
© Brigitte Donat, février 2010
Editions Tarabuste, 2009
06:58 Publié dans NOTE DE LECTURE/PREFACE/TRADUCTION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique grandmont, mots comme la route
07.02.2010
Susan Sontag
Renaître : Journaux et carnets (1947-1963)
David Rieff (Préface), Anne Wicke (Traduction)
Quatrième de couverture
Premier d'une série de trois volumes présentant une sélection des journaux et carnets de Susan Sontag, cet ouvrage nous permet de suivre la trajectoire constamment surprenante d'un grand esprit en formation. Le livre s'ouvre sur les débuts des journaux et les premières tentatives d'écriture de fiction, lors des années d'université, et il se clôt en 1963, quand Susan Sontag devient à la fois une figure et une observatrice de la vie artistique et intellectuelle new-yorkaise. Renaître est un autoportrait kaléidoscopique d'un des plus grands écrivains et penseurs nord-américains, que la curiosité et l'appétit de vivre exceptionnels de Sontag rendent d'autant plus vivant. Nous observons ainsi la naissance d'une conscience de soi complexe, nous la voyons s'enrichir des rencontres avec les écrivains, universitaires, artistes et intellectuels qui ont structuré sa pensée, et s'engager dans l'immense défi de l'écriture, le tout filtré par le prisme des détails inimitables du quotidien. Christian Bourgois Editeur, 14 janvier 2010

© Photo : Peter Hujar, 1966
08:45 Publié dans 4EMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
William Bronk
08:44 Publié dans 4EMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Charles Olson
Les Poèmes de Maximus
(traduit par Auxemery)
Les poèmes de Maximus sont une des oeuvres majeures de la poésie américaine de l'après-guerre. Poèmes salués par de grands prédécesseurs, William Carlos Williams ou Erza Pound, ils s'inscrivent dans cette tradition (nouvelle et strictement américaine) de grands poèmes embrassant histoire et philosophie. De Gloucester, Maximus envoie des lettres, qui sont autant de chants, traversées par l'histoire, celle d'avant l'arrivée des Européens, les implantations diverses, l'invention de ce nouveau monde avec ses vertus et les éléments constitutifs condamnés par Olson (la péjorocratie). De ce port de pêche, l'histoire économique, symbolique, mythologique et religieuse est revisitée du point de vue de Maximus, posté sur le guet. Gloucester, symboliquement, signifie aussi la fin des migrations.
Les poèmes, trois volumes rassemblés sur plus de 630 pages, sont traduits pour la première fois dans leur intégralité. Ils sont suivis d'un essai du traducteur (Auxeméry, travaillant sur Olson depuis près de trente ans) sur la complexité de ces poèmes, sur leur conception et évolution. D'autre part, de précieux glossaires aideront le lecteur à s'y retrouver dans les innombrables références ou allusions, tant historiques, géographiques, que mythologiques, philosophiques, etc. La beauté de ces poèmes ne repose pas sur l'érudition de leur auteur, mais il nous a semblé qu'ouvrir les portes de la bibliothèque Olsonnienne enrichirait davantage la lecture, permettant d'en mesurer l'intégralité des enjeux.
Libraire éditeur la Nerthe/Classique, 2009
08:20 Publié dans 4EMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Tanguy Dohollau - Pas à pas, à l'écoute du silence
Tanguy DOHOLLAU
Peintre & dessinateur
(Né en 1958)
L E R O M A N G R A P H I Q U E

© Photo : Louis Monier
Tanguy Dohollau est un peintre et dessinateur, né en 1958 à Saint-Brieuc. Ses réalisations graphiques sont présentées tant en France qu'à l'étranger depuis 1976 et il accompagne avec ses dessins des revues, des catalogues et des livres depuis le début des années 1980. Il a organisé plusieurs expositions consacrées à des écrivains souvent liés au dessin et à la peinture. Il a travaillé pendant vingt-cinq ans dans une librairie de littérature générale et universitaire et aujourd'hui il se consacre presque uniquement au dessin. Par ailleurs il assure des remplacements dans l'enseignement comme professeur d'Arts plastiques et il anime des ateliers auprès des scolaires ou avec des handicapés. Pour plus de détail, consulter le site : cliquer ici

(Bandes dessinées, romans, récits)

Un entretien à propos de ce livre publié en décembre 2009 dans le n°12 de la revue Le Grognard. Il peut être lu aussi sur le site : Calou, l'ivre de lecture
07:55 Publié dans Tanguy Dohollau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2010
Jean Starobinski / entretiens avec Gérard Macé - (lecture d'Alain Paire)
Jean Starobinski dialogue avec Gérard Macé :
cinq entretiens publiés par La Dogana
lecture d'Alain Paire
Jean Starobinski et Florian Rodari, l'un des responsables de La Dogana
En décembre 1999, rue Candolle, dans un appartement proche de l'Université de Genève, Gérard Macé interrogeait Jean Starobinski en compagnie de techniciens de France-Culture requis pour l'émission "A voix nue". Francesca Isidori et Olivier Kaeppelin lui avaient donné carte blanche pour que soient enregistrées cinq demi-heures de conversation qui furent diffusées en matinée, du lundi au vendredi.
Dix années plus tard, parce qu'un invincible "goût d'inachevé" affectait des fragments de leur conversation, les deux protagonistes ont relancé leurs correspondances et se sont de nouveau concertés afin de reformuler par écrit leurs questions et leurs réponses. L'intégralité de leur entretien vient d'être publiée par les éditions de La Dogana. Responsable du fonds Jean Starobinski des Archives littéraires suisses de Berne, l'un des membres du comité de cette maison d'édition, Stéphanie Cudré-Mauroux s'est chargée d'assurer les va-et-vient de ce processus de réécriture.
En guise de titre ainsi que de manifeste pour ce dialogue, Gérard Macé fait réimprimer le début d'une citation de Montaigne qui figurait dans l'incipit de leur conversation : un fragment des Essais qui énonce fermement que "La parole est moitié à celuy qui parle, moitié à celuy qui écoute". Une post-face de Macé et un léger appareil critique, des repères bio-bibliographiques, complètent la transcription de cette série d'émissions. La très fine résultante de ces réemplois successifs, c'est à présent la lecture d'un élégant volume de 110 pages qui, écrit très justement Stéphanie Cudré-Mauroux, "prend ici et là des allures de mémoires ou bien de testaments".
Du côté des souvenirs, on découvre bribe après bribe quelques traits de l'existence de Jean Starobinski, principalement des moments d'une jeunesse allègrement formatrice : "Alors que j'étais encore collégien, je me glissais à l'université pour écouter les merveilleuses leçons de Marcel Raymond sur Rousseau". Marcel Raymond fut pour Jean Starobinski l'un de ses meilleurs modèles pour ce qui concerne sa tâche d'enseignant : "Il savait lier les faits à connaître et la réflexion qu'ils appelaient. Il allait droit à l'événement, aux mots chargés du sens le plus provocant et le plus troublant. Il savait soulever une question, pour éveiller une inquiétude, sans la poursuivre, quand elle aurait pu détourner la suite du propos. La construction des parties du cours, l'emploi des cinquante minutes n'étaient jamais en défaut".
Quelques pages auparavant, Starobinski évoque "un évènement bouleversant", les émotions qu'il éprouva pendant l'été de 1939 lorsqu'il lui fut donné de découvrir au cœur des malheurs de ce temps les trésors du Musée du Prado pendant quelques saisons entreposés à Genève. Celui qui continue d'affirmer fortement que les peintres qu'il préfère de très loin, ce sont ceux "qui célèbrent le don de voir. Le bonheur d'une échappée, d'une scène simple", était alors âgé de dix-neuf ans : "Les salles de notre Musée d'Art et d'Histoire offraient Goya, Vélasquez, Greco. J'ai beaucoup rêvé devant "La Bacchanale des Andriens" de Titien qui est aujourd'hui encore un des lieux sacrés où mon souvenir s'attarde... Les salles du musée, en juillet, étaient presque vides à certaines heures. Je tentais de déchiffrer les rapports entre les personnages dans les sublimes "Fileuses" ou "Les Ménines". En un sens, il y avait dans ces œuvres une force, une vérité qui prévalaient. Mais qui n'avaient pas empêché la folie meurtrière".
Les années de guerre furent également celles d'une rencontre déterminante, celle de Pierre Jean Jouve, "la première occasion où un texte de critique m'a été demandé"... "Comme il venait d'achever la grande étude intitulée "Le Don Juan de Mozart", on lui en a demandé des lectures publiques. Il fallait qu'un étudiant tourne la manivelle du gramophone pour faire écouter les exemples musicaux... Et l'étudiant, c'était moi ".
Jacques Rancière a su le rappeler en citant Rilke dans un tout autre contexte, "Perdre aussi nous appartient". Rien de superflu, aucun relâchement, des curiosités polymorphes qui touchent à Georges Canguilhem, à la fleur Narcisse ou bien aux fabriques qui se construisaient au xviiie siècle en bordure de rivière, les citations de cet entretien pourraient être multipliées. On n'oublie pas le grand âge de l'homme dont la radio et l'édition nous restituent la voix. Une parfaite courtoisie, et puis surtout une inflexible capacité de résistance, point de vains regrets chez l'immense critique qui ne laisse pas entrevoir un espoir de dénouement lorsqu'il avoue en fin de partie "une dette qui persiste" à propos de Gérard de Nerval : "Il faut que je reprenne des pages inédites où je cherche à voir comment il a vécu la quasi-simultanéité de ce qui s'annonce et de ce qui se dérobe". Celui que ses meilleurs amis appellent affectueusement "Staro" confirme tout de même, à côté d’un troisième livre à fournir pour la collection de Maurice Olender, l'imminente parution chez Gallimard d'un livre depuis longue lurette patiemment attendu, son inoubliable titre est emprunté à un passage du Neveu de Rameau : "Diderot : un diable de ramage".
A défaut d'une cascade de livres qu'il ne faut pas souhaiter, ce qui dans ces pages ne cesse pas d'advenir et de fournir d'admirables preuves, ce sont une éthique et une esthétique souverainement joueuses, incroyablement audacieuses par rapport à tout ce qui semble prévaloir dans l'air du temps. Jean Starobinski aura fait de chaque journée de son parcours l'espace d'un combat musicalement livré "pour que le passé humain ne reste pas invisible et muet dans notre présent".
Cet homme des Lumières qui, comme l'indique Gérard Macé, "nous intimide et nous enchante", "rend possible l'avenir". Jean Starobinski réaffirme clairement qu'il "pense en société" et qu'il travaille en étroite amitié avec d'autres personnes : "Je crois même qu'une vraie recherche ne commence que lorsqu'on se sent en compagnie" ... "Si les circonstances, ou la Fortune, nous sont favorables, notre parole sera une vie qui se propage. Mais elle est aussi, comme tout l'humain, comme tout ce qui possède une forme, bordée par l'oubli, menacée d'effacement. Ce qui est difficile, dans le monde d'aujourd'hui, ce n'est pas de rompre le silence, mais de persévérer, de simplement persister, face au bruit qui se multiplie..."
Contribution d’Alain Paire
Faute de pouvoir disposer d'une photographie de Gérard Macé pendant les moments d'enregistrement effectués par France-Culture, j'utilise ici un document qui réunit deux citoyens de Genève : Jean Starobinski et Florian Rodari, le principal responsable de La Dogana. Comme l'indique le livre que détient Rodari - les Cahiers pour un temps préparés par Jacques Bonnet qui venaient de paraître à propos de Starobinski - cette photographie date des alentours de 1985.
A propos de Gérard Macé, il faut signaler chez Verdier la parution prochaine, le 5 janvier 2010 de Pêle-mêle, un recueil de textes de Jean-Pierre Richard. Dans l'un des articles de cet ouvrage, J-P Richard évoque chez Macé le portrait réinventé de trois anthropologues.
Le catalogue de La Dogana (diffusion Belles-Lettres et Atheles) comporte trois autres titres où figurent d'importantes contributions de Starobinski : "Le poème d'invitation", précédé d'un entretien avec Frédéric Wandelère et suivi d'un propos d'Yves Bonnefoy (2001). "Goya, Baudelaire et la poésie" un essai d'Y.Bonnefoy qui comporte un entretien avec Jean Starobinski suivi d'études de John E. Jackson et de Pascal Griemer (2004) ainsi qu' "A tout jamais", lieders de Gustav Mahler interprétés par Bo Skovhus, préface de Jean Starobinski (livre & CD, 2009).
Parmi les projets de livres/ CD que La Dogana concrétise actuellement depuis Grignan, on peut signaler des enregistrements de poèmes prononcés par Philippe Jaccottet.
En coproduction avec les éditions Le Bruit du temps d'Antoine Jaccottet, La Dogana met également en chantier la traduction et l'achèvement de la biographie d'Ossip Mandelstam composée par Ralph Duti.
Par ailleurs directeur de la Fondation Jean Planque, Florian Rodari sera en 2010 pour plusieurs musées d'Espagne le commissaire d'une exposition de photographies issues de la Donation Jacques - Henri Lartigue
22:00 Publié dans NOTE DE LECTURE/PREFACE/TRADUCTION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2010
Anne Slacik
EXPOSITION
ANDRÉ DU BOUCHET
Aveuglément, peinture
Exposition du 29 janvier au 13 mars 2010
Présentation du livre peint d'Anne Slacik
Tableaux de Geneviève Asse, Miklos Bokor, Anne Slacik, Pierre Tal-Coat
22:06 Publié dans CLINS D'OEILS (arts plastiques) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2010
Le bulletin des carnets d'eucharis - Février 2010 - N°19
EXTRAITS La fenêtre du wagon André Pieyre de Mandiargues Le lis de mer
PHOTOGRAPHIE Frédérico Alagna FRA DELRICO Artiste CoExtensif
&
NATHALIE RIERA Staccato Morendo (version sonore) sur le site Œuvres Vives
POESIE AVEC Florence Nöel Petit dégradé de lumière sur mosaïque d’herbes hautes
&
LES CAHIERS DE GARLABAN Mémoire sans tain Jean-Luc Pouliquen
Plossu cinéma à la galerie La Non-Maison & au FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille
&
DU CÔTÉ DE CHEZ… JAMES JOYCE Ulysse (nouvelle traduction)
&
VIENT DE PARAITRE La chambre anéchoïque Loyan Clarisse éditions & Loques (une élégie) Dominique Quélen Fissile éditions
NOTE DE LECTURE de Loyan … CHRISTOPHE MANON Univerciel
&
PAR AILLEURS ………………….. REVUE NOUVEAUX DELITS – Cathy garcia - N°35
■ LES CARNETS D’EUCHARIS N°19
SUR CALAMEO http://fr.calameo.com/read/000037071d8d84eb943cf
11:49 Publié dans AU SUJET DES CARNETS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2010
Revue Nouveaux Délits N°35
R E V U E --------------------------------
Nouveaux Délits
Revue de poésie vive et dérivés
Cathy Garcia

N°35
2010, Odyssée de la femme.
AU SOMMAIRE
Délit métropolitain : Metropolis song de Gaëlle Josse (Yvelines)
Délits de poésie éparpillés :
Cristina Castello (Argentine), poèmes de son recueil tout frais Orage/Tempestad
Nathalie Riera (Var), extraits d’un recueil tout frais lui aussi, ClairVision
Cathy Garcia (Lot), nouvel extrait des Chroniques du hamac
Délit tramé : Beb Kabahn (Pyrénées-Atlantiques)
Délits en morceaux de choix avec Jany Pineau (Loire-Atlantique) et Marlène Tissot (Drôme)
Illustratrice : Cathy Garcia
http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathygarcia.h...
Nous ne sommes plus rigides d’aspect cuir
Nous ne sommes plus antiques et vestales
Nous ne sommes plus obéissantes en jupon
Nous ne sommes plus épouses du Seigneur
Nous ne sommes plus gainées de dentelles barbelées
Nous ne sommes plus livides dans un bain de sang
Nous ne sommes plus vos béquilles de vair
Nous ne sommes plus naïves dans le duvet
Nous ne sommes plus nues sur le papier glacé
Nous ne sommes plus découpées en rondelles assemblables
Nous ne sommes plus muettes et domestiques
Nous ne sommes plus timides et nubiles
Nous ne sommes plus excisées du réel
Nous ne sommes plus issues de la côte biblique
Nous ne sommes plus des jeunes filles sages.
Anne Archet
in Ode à mes sœurs
Nouveaux Délits - Janvier 2010 - ISSN : 1761-6530 - Dépôt légal : à parution - Imprimée (papier recyclé) et diffusée par l’Association Nouveaux Délits - Létou - 46330 St Cirq-Lapopie
Directrice de publication, rédactrice en chef, maquettiste, illustratrice, plieuse, agrafeuse, colleuse de timbres : Cathy Garcia Correcteur : Michel Host
■ Lien : http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com

16:01 Publié dans Cathy Garcia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'anatomie de la Mélancolie - Shelley Jackson
vient de paraître
L'Anatomie de la Mélancolie
Shelley Jackson
traduit de l'anglais (USA) par Bernard Hoepffner
Editions José Corti, janvier 2010
Dans l’Anatomie de la Mélancolie, Robert Burton tente de faire l’anatomie d’un état de l’esprit, Shelley Jackson (née en 1963) tente, au contraire, de spiritualiser l’anatomie. Ce faisant, elle donne au lecteur tout le plaisir que l’on peut trouver dans les vieux livres de science que l’on connaît surtout aujourd’hui pour leur qualité littéraire. La Mélancolie de l’Anatomie, explore ce même territoire, celui des limites entre la littérature et la recherche scientifique, entre la citation à outrance et une écriture entièrement neuve, entre la religion et la fantaisie. Comme le dit l’auteur, « Si certaines de mes phrases sont d’une grande complexité, ce n’est rien quand on les compare à celles de Burton. »
Là où Burton pénètre dans le corps humain pour y chercher les liens entre l’esprit, la psyché et le corps tel qu’on le connaissait à la fin de la Renaissance (en fonction de la théorie des humeurs), Jackson imagine l’œuf, le sperme, le fœtus, le cancer, les nerfs, les godemichés, le flegme, les cheveux, le sommeil, le sang, le lait et la graisse comme extérieurs, séparés, influençant les humains, leur corps, leur culture, leurs relations, du dehors. Son livre est également structuré selon les humeurs, qui divisent le livre en quatre parties : Cholérique, Mélancolique, Flegmatique et Sanguin.
Jackson se concentre sur ce qu’elle appelle les « résidus » du corps, elle leur donne une vie séparée et imagine, avec humour, énormément d’imagination verbale et une très grande virtuosité de construction, comment les êtres humains peuvent interagir avec tous ces éléments dont ils font en général peu de cas.
Robert Coover a dit de Shelley Jackson qu’elle était un des talents les plus mûrs et originaux de sa génération.
Le cancer est apparu dans mon salon un jeudi entre onze heures et trois heures, je ne suis pas sûr du moment exact parce que je souffre d’attaques de migraine, et qu’il y a parfois des choses que je loupe, ou que je vois et qui ne sont pas là, des formes étincelantes telles des lames de déesses guerrières, des ailes de moulins transcendantaux. Une brindille portée par le vent pouvait très bien ne pas être remarquée quelque temps.
Il était à peine visible, une buée rose, tel un point injecté de sang dans l’air. Il était tellement petit qu’il n’était pas vraiment surprenant qu’il reste suspendu là, comme le ferait une plume immobile sur un courant d’air ascendant. J’ai du mal à l’admettre maintenant mais, quand je l’ai vu pour la première fois, je me suis dit qu’il était joli. Je l’ai poussé d’un souffle. Il est parti d’un côté, mais quand je l’ai recherché plus tard, il était revenu là où il était plus tôt.
Le cancer a grandi à une vitesse invraisemblable. Au début, je l’ai regardé avec curiosité, presque avec affection.
■ Lien : http://www.jose-corti.fr/titresetrangers/melancolie_anato...
15:11 Publié dans 4EMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2010
Bona Pieyre de Mandiargues (2)
TISSU TRANSPARENT
Gisait une terre, sous un ciel noir, qui fut peut-être son époux, si l’on veut donner figure de légende aux faits de neige et de pluie. Le vert pointu des seins crevait le blanc. Je sortis de la chambre froide pour chercher un caillou qui fût capable de feu. Et je trouvai au creux d’une boule de silex, l’ayant par mégarde rompue, les cristaux les plus splendides que j’eusse jamais vus, embués pourtant par quel nuage (oxyde) ? – d’un peu de flou, comme larme sur un bel œil, ou, le cœur me hèle, ce tissu transparent sur l’épaule de Bona.
(André Pieyre de Mandiargues, Astyanax, avec des peintres de Bona, Paris, Le Terrain Vague, 1957)
20:25 Publié dans Bona Pieyre de Mandiargues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bona Pieyre de Mandiargues (1)
Bona Tibertelli de Pisis
(épouse Pieyre de Mandiargues)
Peintre Ecrivain
(1926-2000)
L A P A U S E A R T P O E S I E

© Bona Pieyre de Mandiargues et André Breton en 1956.http://www.andrebreton.fr/
(Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine)
Née à Rome, Bona Tibertelli De Pisis, nièce du peintre de l’école métaphysique Filippo De Pisis, s’engagea dans la voie de la peinture pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors d’un séjour à Paris avec son oncle, elle rencontra André Pieyre de Mandiargues (1909-1991) qu’elle épousa en 1950. Considérée comme l’une des artistes majeures du renouveau du surréalisme au féminin, elle exposa en Italie et à Paris. Également traductrice de l’italien et écrivain, elle publia La Cafarde (Mercure de France, 1967) que son mari qualifia de « petit récit assez fantasque et terrible », une autobiographie, Bonaventure (Stock, 1977) ainsi que des poèmes, À moi-même (Fata Morgana, 1988). Peu de temps avant sa mort, elle rédigea en italien un livre de souvenirs d’enfance, Vivre en herbe (Gallimard, 2001).
© Bona et André Pieyre de Mandiargues

D’autres sites :
Bona, l’art et la littérature : les enjeux d’une poétique du fil[1]
Par Magali CROSET
Chercheur-associé à l’IMEC
(Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine)
http://melusine.univ-paris3.fr/astu/bona.htm
19:54 Publié dans Bona Pieyre de Mandiargues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2010
staccato morendo, Nathalie Riera (texte sonore)
16:29 Publié dans Nathalie Riera | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.01.2010
Bulletin d'eucharis n°18 - Janvier 2010

■ LES CARNETS D’EUCHARIS N°18
TELECHARGEMENT PDF carnets d'eucharis_n°18_janvier 2010.pdf
Sur Calaméo :
carnets d'eucharis_n°18_janvier 2010
SOMMAIRE………
Extraits Sable mouvant Pierre Reverdy La fonction poétique
PHOTOGRAPHIE Gilles Hutchinson Portraits serrés
&
NATHALIE RIERA Staccato Morendo sur le site Œuvres Vives
POESIE AVEC Sylvie Durbec Marseille, Eclats & Quartiers
&
Matthias Olmeta Galerie du Tableau du 11 au 16 janvier 2010
&
DU CÔTÉ DE CHEZ… FLANNERY O’CONNOR Les Braves gens ne courent pas les rues & autres extraits de Mystère et manières
VIENT DE PARAITRE L’anatomie de la Mélancolie Shelley Jackson Ed. José Corti
&
PAR AILLEURS ………………….. CIP Marseille – RICHARD SKRYZAK La constellation du vidéastre Lecture le 27 novembre 2009
■ LES CARNETS D’EUCHARIS N°18
SUR CALAMEO http://fr.calameo.com/read/000037071799eb7545b8f
21:40 Publié dans AU SUJET DES CARNETS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
GUERNICA Alain Resnais - Robert Hessens
MARIA CASARES
(1922-1996)

GUERNICA, Alain Resnais
Texte de Paul Eluard dit par Maria Casarès
15:30 Publié dans VIDEOS, ANIMATIONS, DOCUMENTAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.12.2009
Bulletin d'eucharis n°17 - Spécial fin d'année 2009
rien de faux et possible n’est l’amour
(qui est imaginé,donc sans limite)
l’amour est à donner comme à garder est donner,
comme oui est à si,l’amour est à oui
Poèmes choisis –E. E. Cummings
Editions José Corti, 2004
Joyeuses Fêtes !
Avec

20:47 Publié dans AU SUJET DES CARNETS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2009
Nathalie Riera - Page aphone où tout est voix - (Printemps des poètes 2010)
Qui écrit ne voit plus et qui voit n’écrit plus
Jean-Claude Renard, Sous de grands vents obscurs

Page aphone où tout est voix qui ne peut s’élever ni sombrer mais ouïr le sable s’écouler entre les syllabes sur la table où tu me dégrafes me tournes vers l’horizon où touffus les soupirs en sont comme grisant A des carrefours du poème écrire la route qui mène vers plus ou moins de rond-point/nœuds/bretelles/déserts Suivre le poème écrire à fond de train sur le sol sans pierres
poivre et terre pêle-mêle bouches et cuisses le tout en haut le tout proche veulent frémir au secret du mot qui est ne jamais vieillir aux lèvres qui ruminent mais surgir sur la page où simplement ne rien dévoiler de plus que l’horizon de l’instant sur la table où tu raffoles de formes et de couleurs sel et sucre ronds et triangles des passions
trèfle et résille de lumière brève sur la grève/brin de jaune/clair et net ne pas craindre le froid dans le fond mauve des hivers ni même l’imprévisible à contre-jour l’irréparable voir l’amour quand parler devient vœu de silence où tu me dégrafes se refaire un cœur avec art brut les étreintes des mots muscles/joncs/archets des éclairs brefs au bout du jour ses traits vifs vertes ses herbes et d’or les pourtours
Justement l’amour
© Nathalie Riera, Inédit

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Pie Jesus de Rey Eisen (extrait)
Extrait du Requiem de Rey Eisen
direction Ian Heiting
création décembtre 2006
soliste Cécile Limal
10:45 Publié dans VIDEOS, ANIMATIONS, DOCUMENTAIRES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




































































































