12.01.2010

staccato morendo, Nathalie Riera (texte sonore)

Projet oeuvres vives ESCALE AJACCIO nathalie riera.jpg

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(Texte & Voix : Nathalie Riera)

14.12.2009

Nathalie Riera - Page aphone où tout est voix - (Printemps des poètes 2010)

 

 Qui écrit ne voit plus et qui voit n’écrit plus

Jean-Claude Renard, Sous de grands vents obscurs

 

 

 

 

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Page aphone où tout est voix qui ne peut s’élever ni sombrer mais ouïr le sable s’écouler entre les syllabes sur la table où tu me dégrafes me tournes vers l’horizon où touffus les soupirs en sont comme grisant A des carrefours du poème écrire la route qui mène vers plus ou moins de rond-point/nœuds/bretelles/déserts Suivre le poème écrire à fond de train sur le sol sans pierres   

 

poivre et terre pêle-mêle bouches et cuisses le tout en haut le tout proche veulent frémir au secret du mot qui est ne jamais vieillir aux lèvres qui ruminent mais surgir sur la page où simplement ne rien dévoiler de plus que l’horizon de l’instant sur la table où tu raffoles de formes et de couleurs sel et sucre ronds et triangles des passions         

 

trèfle et résille de lumière brève sur la grève/brin de jaune/clair et net ne pas craindre le froid dans le fond mauve des hivers ni même l’imprévisible à contre-jour l’irréparable voir l’amour quand parler devient vœu de silence où tu me dégrafes se refaire un cœur avec art brut les étreintes des mots muscles/joncs/archets des éclairs brefs au bout du jour ses traits vifs vertes ses herbes et d’or les pourtours

 

Justement l’amour

 

© Nathalie Riera, Inédit

  

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05.12.2009

Extrait poésie

orange trees

© Nathalie Riera

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I

 

(ce corps, toi sauvagement, dans l’offrande, ce coeur)

 

 

         reviennent les choses ouvertes

         auprès de toute verdure blessée                   brisure fermée aux lèvres aux            livres qui cessent l’éloge

 

 

 

ont dessein de vivre

louer ma soif

                   orange-trees

(ces mains, appuyées accablantes assidues, la chair dans l’herbe, longuement l’embrassant la dépossédant la couvrant)

 

sur le site Bribes en ligne (Raphaël Monticelli)

11.11.2009

Nathalie Riera

 

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© Photo : domaine privé, été 2009

 

Nathalie Riera est née en avril 1966, vit en Provence, auteur d’un essai La parole derrière les verrous aux éditions de l'amandier (2007), et d’un recueil de poésie ClairVision aux Editions Publie.net créées par François Bon, dans la collection « L’inadvertance » dirigée par François Rannou et Mathieu Brosseau (2009).

Publie un ensemble de textes (poèmes et notes de lecture) dans les revues sur papier Imp’Act, La Pensée de Midi/Actes Sud… et sur les sites consacrés à la poésie contemporaine et les arts plastiques Bribes en ligne (Raphaël Monticelli), Evazine (Jean-Louis Millet)  Plusieurs autres sites accueillent ses textes comme Encyclopédie sur la mort (Eric Volant, Anthologie textes littéraires).

Anime des Ateliers d’écriture : Interventions dans les médiathèques, les prisons, les établissements scolaires…

A crée la revue numérique Les Carnets d’eucharis qu’elle anime depuis mars 2008, puis leurs bulletins Une étape dans la clairière (31 numéros).

13.10.2009

ClairVision de Nathalie Riera sur publie.net

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Présente

ClairVision

Nathalie Riera

Illustrations par Lambert Savigneux

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"L’érotisme, si rare aujourd’hui qu’on le croirait indésirable dans le poème, devient exploration et connaissance".

 

Nathalie Riera, Clairvision, par François Rannou

Nathalie Riera fait ici une entrée remarquée. C’est un livre qui ose la sensualité du langage. La recherche de la beauté est ici avouée, mise en jeu mais il ne faut pas s’y tromper : pour que la parole ne soit pas vaine, en toute lucidité, il s’agirait de construire un lieu où la jouissance définirait le rapport entre les mots et les choses...précaire, certes, mais vivant ! L’érotisme, si rare aujourd’hui qu’on le croirait indésirable dans le poème, devient exploration et connaissance ! L’intérieur des mots rejoint la chair du monde dans un vacillement perpétuel, celui de la lumière aiguë sur l’eau d’une fontaine... 

 

 Si vous souhaitez lire les 14 premières pages de ClairVision, via le site Publie.net (François Bon)Téléchargement texte intégral 5,50 euros.

Le recueil est présenté par François Rannou et Mathieu Brosseau

Cliquer ici : http://www.publie.net/tnc/spip.php?article274 

  Clairvision, de Nathalie Riera

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06.09.2009

Claude Minière... et le monde dans son ordre par la justesse d'un trait

NOTE DE LECTURE

Par Nathalie Riera

 

 

15 avril – Écrites à Paris, à Londres ou à Oziers, ces pages du Journal accompagnent Hymne. À travers elles, je me fais le compagnon de mon poème, de son achèvement. De son départ et de son achèvement.

Claude Minière, Pall Mall, journal 2000-2003 – (p.77)

 

 

couv_fiche_miniere_pall_mal.jpgPall Mall

Journal 2000 - 2003

Claude Minière

Editions Comp’Act, 2005

 

 

Le journal ne se veut pas lieu de confessions, et le poème ne cherche pas à rendre plus compréhensible le réel. Journal et Poème esquissent un vaste projet : demeurer lié au monde afin que le monde ne vous hait pas.

L’interrogation ne cherche pas de réponse, elle est action de remonter, de soulever, elle n’est qu’exigence de penser, à l’opposé des manières du monde et de ses vanités à ne vanter que le faux et son escorte de vulgarités.

Se défaire de l’ornement, taire le discours. Ne pas s’attarder, mais devancer. Toujours, devant, la voix menue du cœur qui aime à donner étreinte, qui aime à toujours aimer, ne pas rester dans le malheur, comme l’écrivait Hölderlin, mais chanter.

 

Ma poésie au fond répond à ce désir – « l’enfance retrouvée à volonté » - sans pathos, de corps immédiats, de traits et retraits, de bord de l’eau, de gestes sans jugement au rythme des feuillages. Exulter au cœur du monde.

 

Naître de l’esprit est nourricière du chant. La poésie de Claude Minière est certes vouée aux éléments familiers du quotidien, mais aussi et surtout à la liberté des espaces, aux paysages présents et dérobés, à ce qui fait rêve sans futiles rêveries.

Le journal est moyen de faire partir le poème, de passer par le poème, de passer par ce que l’on connaît et qui nous est nouveau. Et le poème est moyen de se tenir dans l’instant, toujours rester en la vérité, poursuivre l’enquête.

 

5 avril – Anna Dina Nurabelle. Plus fluides, les pensées doivent se faire plus fluides pour la sécheresse de l’arc-en-ciel, et comme « atomiques », pollens de lumière flottante.

 

 

Sécheresse d’une époque à laquelle quelques contemporains nous rappellent (à la manière d’Hölderlin) que peu de savoir nous est donné, mais de joie beaucoup.

Entre autre joie, celle du regard qui s’attache encore au sol, dans le vert profond d’une herbe, où les écrits ne flétrissent pas.

 

A la 112ème page de Pall Mall, le 16 novembre 2003 : Comment peut-on avoir encore envie, aujourd’hui, de publier ? Tout tombe dans la quantité à plat. Quant aux « critiques », il semble que Hymne les ait littéralement laissés sans voix.  Aucun de mes livres n’a recueilli aussi peu de commentaires. Je pourrai dire que c’est bien ainsi : comment taire, comme enterre. Mais ce silence « gêné » rend d’autant plus précieux et vifs les rares gestes : celui de Marcelin Pleynet (et son invitation dans l’émission radiophonique « Surpris par la poésie », sur les ondes de France-Culture) ; celui de Pascal Boulanger (et l’article qu’il a écrit, qui paraîtra dans art press).

 

© Nathalie Riera, septembre 2009

08.07.2009

Note de lecture de Nathalie Riera sur le site Imperfetta Ellisse, blog di poesia e altro

Nota di lettura

Dopo tutto anche tu, Alda Merini

 

 

A l’occasion de la sortie de Après tout même toi d'Alda Merini, la note de lecture de Nathalie Riera est traduite par Giacomo Cerrai (imperfetta Ellisse) :

 

Là dove altri propongono delle opere io non pretendo altro che mostrare il moi spirito.

La vita è bruciare domande.

Io non concepisco opere che siano distaccate dalla vita.

- Antonin Artaud, L’Ombilic des Limbes

 

La pace è così piccola, Alda Merini, si ignora veramente ciò che è necessario per placarsi. Saggezza di bruciare ogni domanda, ma allegria quando si crede che la follia è un profondo legame d’amore. L’arte dell’amore.

 

Figlia dell’abbandono, ma con insieme la felice certezza d’essere stata profondamente amata, e la crudeltà di essere stata assassinata.

 

Je sais que l’on meurt/Lo so che si muore.

Mais que la mort vienne/Ma che la morte venga

de la main qui te devait des caresses,/dalla mano che ti doveva carezze,

mais que l’amour cache l’étreinte mortelle,/ma che l’amore nasconda l’abbraccio mortale,

Dieu résous-moi cette énigme !/Dio risolvimi questo enigma !

(p.64)

 

Leggervi, Alda Merini, è domandarsi : la poesia interessa al poeta ? Non è essa, alla stregua dello spirito, perfino al di fuori di ciò che chiamiamo poesia ?

 

 

 

Lire la suite : 

Giacomo Cerrai (imperfetta Ellisse)

 

Imperfetta Ellisse

Note de lecture en français

04.07.2009

DOSSIER PHOTOGRAPHIE Anne-Sophie Maignant, Etudes pour Suzanne

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Poésie & Arts

plastiques●●●●●●●●●●●

 

 

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 Avec

Anne-Sophie Maignant 

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Etudes pour Suzanne, 2006, photomontague numérique

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Conte Sylvestre, 2008, photomontage numérique

 

 logoPDF.jpg Dossier à télécharger : Anne Sophie Maignant_2009.pdf

 

28.06.2009

Texte de présentation du film documentaire FIL D'ARIANE, VARIATIONS PLASTIQUES de FRA DELRICO

Art d’éloge


 

Préambule

au film documentaire

"Fil d'Ariane, variations plastiques"

sculptures et peintures

de

Frédérico Alagna

FRA DELRICO

 

 

Par

Nathalie Riera

 

 

 

■■

 

 

 

Quelque chose comme une foi, une reconnaissance au réel, une incursion dans l’éloquence et le mutisme de la matière, le film FIL D’ARIANE (variations plastiques) se compose d’une suite de sculptures, masques et figures, d'oeuvres graphiques, dessins et peintures, tout un flux de gestes et d’éloges qui célèbrent une certaine tenue esthétique et confèrent aux formes leur souffle.

Sans retenue le surgissement : force du vivant. Pouvoir actif et magnétique de la main à donner forme, et pouvoir de la matière à faire qu’il y ait oeuvre possible.

Oscillations, contorsions, déplacements, autant de contenance que d’élan lyrique, et pour l’artiste, Fra DelRico, le désir non pas d’un style mais d’un art à maintenir ces deux pôles que sont la figuration contemporaine et la vision traditionnelle, en résonance certaine aux arts premiers.

Pratique de la variation, avec d’un objet à un autre cette volonté ou manière de ne pas se complaire dans le néant, mais toujours à vouloir ce qu'il y a de plus authentique, c’est-à-dire en passant par un nécessaire abandon de la recherche du "mieux" au profit de ce qui fait « différence » ou de ce qui est « autre », s’opposant ainsi à toute uniformisation dans la notion même de perfection. Il ne s’agit pas d’espérance pour mieux vivre, mais de plus de potentialités et d’alternatives à une existence où le quotidien offre autant son lot de grâces que sa portion d’affres et de méandres.

 

Le poète et critique Yves Bonnefoy nous dit qu’il a bien fallu « quelque chose comme une foi pour persister dans les mots », j’ose croire que chez Fra DelRico le désir n’est pas fiction, et la foi n’est pas imaginaire. L’art a une prise directe sur son quotidien, et n’est-il pas justement cette chance souveraine, nous donnant à demeurer dans la vision et l’éveil des choses du monde? Avec lui l’art n’est pas dénigrement contre la vie et la mort, mais plutôt l’art comme preuve que l’homme a été dépossédé par le trivial, et que cette dépossession l’a affaibli.

« Dépossédé » veut dire aussi que nous avons toujours moyen de re-posséder ce qui a simplement été obscurci. Si l’art est considéré par certain comme un moyen de détournement, d’échappatoire à l’emprise du réel et du quotidien, il est pour d'autres le moyen de faire non plus obstacle à son être mais offrande. D’où ce recours de l’artiste à une oeuvre qui se déploie, à des rêves sans échardes, à des passions où la flamme ne détruit pas.

 

Fil D'ariane : 9 séquences sous tension. Son tracé a la qualité de ce qui est exigeant, mais aussi de ce qui sait laisser place à la mesure jusqu’à l’effacement.

 

Quand l’art est chuchotement, il est aussi célébration du vivant.

 

 

«Je ne m’attache pas à expliquer mon art, mais à le comprendre »

 

 

Fra DelRico fait éloge à la matière, avec, pour thème de prédilection, la figure humaine. Le peintre-sculpteur s’en vient chercher résonance et dissonance dans les couleurs du monde – ses fresques ou ses toiles du réel – dans les rumeurs du quotidien, dans les carnations de l’être. Et c’est dans ce geste de sculpter ou de peindre que se révèle le don.

 

Alchimie de matières, entremêlement de textiles, de tissus synthétiques, de terre et de cire : de ce geste profane des figures naissent.

Travailler/créer chez Fra DelRico c’est surtout exclure tout maniérisme. Se maintenir sur le chemin du dégagement. Poursuivre la recherche, c’est-à-dire tâtonnement, pénétration, pour au mieux continuer à comprendre son art, pour au mieux avancer sur le chemin de ce qui est promu à mûrir.

 

Pour ce qui est de l’action de peindre et de ce qui se propose sur la toile : donner à voir l’aura d’une figure, son essence, son empreinte.

 

© Nathalie Riera – Contribution mai/juin 2009

 

 

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© FRA DELRICO Copyrights 2009

 

 

 

 

 

FRAGMENTS POESIE

 Nathalie Riera

 

 

« … voir dans le nu des choses le filigrane de l’Universel et l’empreinte du Toujours »

Malcolm de Chazal

(La vie filtrée, 1949, éditions Gallimard)

 

 

 

I – Le nu des choses

II – La force des choses


-I-

 

LE NU DES CHOSES

 

corps c’est-à-dire régnant s’engouffrant en sens inverse en avant de cendre et de lumière se mélange à la pierre le regard

vers où les masses subsistent sans or sans air contre la tragique légèreté……………… brouillés de dédales les corps luisent……………………………………… feu et argile sont la matière des figures comme ratures peut habiter les chairs comme éther les bruits les mouvements grincements du vivant en nerfs eau nervures des socles………………………….……… c’est-à-dire corps

 

où peut survivre à proximité la passion des ombres raccourcis des clartés dans la courbe des épiphanies contre le zigzag des périphrases

 

CE QUI SUBSISTE SE PROLONGE SE LAISSE ENTREVOIR INCISIF SE REFERME

 

 

 

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© FRA DELRICO Copyrights 2009

 

 

 

-II-

 

LA FORCE DES CHOSES

 

la nudité habite l’espace, les corps dans la liberté de ce qui est sans enlacement ni déformation ni sublimation

 

où est l’ombre est la lumière est l’épaisseur de l’origine est le voyage la chaîne le fil l’infini

 

ce qui est du fond de la chair ce qui est à l’intérieur ce qui est obscurité ce qui est corps dans les bras de l’invisible................... est sacré

 

montagne des corps où le regard puise force s’affaisse

 

sommets des crânes ce n’est pas la mort qui se déclare au regard mais ce qui survit qui est encore plein du monde………… rocheux humide argileux fertile herbeux aride

 

monde du regard 

■■

 

FILM A VISIONNER CI-DESSOUS

"Fil d'ariane" Variations plastiques de FRA DELRICO

Film documentaire intégrale

 

Sur l’œuvre de FRA DELRICO

Musique de Rey Eisen

 

 

Lien : http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individ...

 

 

FIL D’ARIANE

 

variations plastiques

  

 

 

FRA DELRICO

 

 

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Dossier à télécharger

 PRESENTATION

 

 

 

AU FIL D'ARIANE_FRA DELRICO_2009.pdf

 

 

©FRA DELRICO Copyrights 2009

 

 

 

 

Entretien (Fil d'Ariane)

 

de Rey Eisen

 

ICI

 

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