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04/04/2014

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. (revue dirigée par Jean Daive - Chez Eric Pesty Editeur)

K. O. S. H. K. O. N. O. N. G.

 

 

Note d'intention pour K.O.S.H.K.O.N.O.N.G.

 

Koshkonong est un mot indien Winnebago qui donne son nom à un lac important du Wisconsin —

 

Il signifie au-delà de toutes les polémiques d'hier et d'aujourd'hui : " The Lake we Live on"  — Le Lac qui est la vie.

C'est là que Lorine Niedecker est née et a vécu, dont les poèmes ouvrent le premier numéro de K.O.S.H.K.O.N.O.N.G.  Son œuvre poétique, d'une singularité sans partage et d'une intensité sans exemple, même si Robert Creeley l'a comparée à Emily Dickinson, intègre langue et lieu — langue indienne et sa nature — à sa propre langue (américaine du Wisconsin). Le poème de Lorine Niedecker fait d'échos, de résonances, introduit une écoute autre à propos d'accents autres et de sens autres. 

Un monde secret ou un monde du secret, mettant l'existence hors de portée, est à l'origine de cette écriture qui observe la vie sous l'emprise d'une humidité extrême : eaux glacées, grands bois humides, mousses, fougères, champignons, moisissures, vents constants et mouillés, air trempé de brume — toute une humidité-humanité ne cessant jamais d'alimenter la disparition des défenses de l'homme.

 

L'écriture principalement connaît trois phénomènes : la main, la voix, le mur. Le mur est une manifestation qui s'adresse le plus naturellement du monde à l'homme, quel que soit son état de marche, quel que soit son état de cœur : le mur qui écrit la revendication, le mur des amoureux, des accusations, le mur des avis, notices, affiches, placards, proclamations, le mur des graffitis, des signes, des mots bombés, le mur est manifestation de l'urgence, de l'injustice, du procès, de la contagion, de l'épidémie.

 

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. est une revue qui veut prendre en compte toutes les résonances de la langue et l'urgence, toutes les désaccentuations possibles et l'alerte.

 

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. est une revue de l'ultimatum.

 

JEAN DAIVE.

 

 

 

K.O.S.H.K.O.N.O.N.G. paraît trois fois l'an.

Bulletin d'abonnement pour trois numéros : 29 euros. Chèque à libeller à l'ordre d'Éric Pesty Éditeur - 10, rue des Mauvestis, 13002 Marseille - accompagné de vos coordonnées postales.

ICI

 

Antoine De Baecque, La traversée des Alpes

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Tout au long de ces vingt-six étapes de sept à neuf heures de marche quotidienne, j’ai pu mesurer l’endurance du randonneur,  ressentir le rythme de ses déplacements, saisir l’importance des rites et des gestes qui scandent sa journée, mettre à l’épreuve  mon corps, tenter de le protéger, de le préserver, de le soigner, de le laver, de le nourrir. J’ai pu sentir mes émotions face aux paysages, à la solitude, à l’existence en montagne, j’ai fait l’expérience de rencontres, avec des gardiens de refuge, des randonneurs français et étrangers, des animaux divers. En randonnant sur le GR5, je comprenais ainsi que ce livre devait porter sur l’histoire des évolutions du corps du marcheur, ancien, moderne, contemporain, sur l’histoire de sa résistance à l’effort et à la douleur, sur ses rythmes de progression, son hygiène, sa nourriture, ses soins, son équipement ou ses sensations. C’est également à travers mes rencontres que j’ai pu esquisser concrètement une sociologie des marcheurs, qui montre, par exemple, le vieillissement de l’âge moyen des adeptes du GR5, la diversification toujours grandissante de leurs horizons sociaux et culturels, la naissance et l’épanouissement de métiers de montagne spécifiquement liés au passage du sentier. S’impose, à travers mon regard posé sur ces paysages de montagne tout au long de ma traversée, une histoire des sensibilités du corps au cadre alpin.

 

ANTOINE DE BAECQUE

........................... (p.23)

 

…

La traversée des Alpes

Essai d’histoire marchée
ANTOINE DE BAECQUE

 

NRF EIDTIONS GALLIMARD

Bibliothèque des Histoires

 

Date de parution : le 20 mars 2014

 

Site éditeur | © ICI

 

 

 

 

 

 

4ème DE COUVERTURE

Le 6 septembre 2009, Antoine de Baecque se lance sur le GR5, un sac de dix-sept kilos sur le dos, pour un mois de randonnée solitaire à travers les Alpes, depuis le lac Léman jusqu’à la Méditerranée : six cent cinquante kilomètres, trente mille mètres de dénivelée, sept à neuf heures de marche quotidienne. De cette aventure, il a tiré un exercice d’histoire expérimentale mêlant études savantes sur les Alpes et l’aménagement de la montagne et recherche personnelle, «par les pieds», attentive au corps.

 L’auteur raconte la genèse du GR5, tantôt chemin de pèlerinage, tantôt sentier commercial ou de contrebande, draille de la transhumance ou voie militaire. Il montre comment il s’est constitué en emblème, remontant à ses pionniers randonneurs, suivant ses «aménageurs», proposant une typologie de ses usages et une sociologie de ses usagers. De plus, il fait le récit au jour le jour de cette «grande traversée des Alpes» qu’il a désiré éprouver lui-même.

Il résulte de cette expérience une forme originale d’écriture de l’histoire, un essai d’histoire marchée. Née de l’avancée du randonneur, celle-ci rend compte de la progression le long d’un sentier et, dans la foulée, plonge dans l’histoire même de ce sentier, les strates multiséculaires laissées par les circulations alpines passées. Ainsi permet-elle au lecteur lui-même de suivre, au rythme de la marche, le chemin qui va dans la montagne.

 

 

 

 

[FEUILLETER LE LIVRE] 

/flipbook| © Cliquer ICI

 

 

 

 

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■■■ Antoine De Baecque

Historien et critique, professeur d’histoire du cinéma à l’université de Nanterre. Il a publié aux éditions Gallimard L’histoire-caméra (2008) et chez Gallimard Jeunesse Giboulées (en collaboration avec Pierre Guislain) Objectif cinéma (2013).

 

 

 

03/04/2014

Angèle Paoli - De l'autre côté (éd. du Petit Pois, 2013)

 

 

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5

 

mouvement de pivot

le paysage s’inverse

la route entre dans le décor

asphalte                  bande blanche               filent

le talus se rapproche

fils-de-chardons en

sur-lignage

 

[la Punta di Minerviu plonge

l’îlot du Stintinu

un point ponctue la montagne]

 

le ciel la mer fusent

dans le mur de pierre

collision de-bleus-de-bruns dorés

étendues lisses

échancrures-dentelles

 

 

ANGELE PAOLI...........................

 

●●●

 

et ligne après ligne/and line after line

 

Du côté de chez…

Angèle Paoli

 

© ANGELE PAOLI | © Guidu Antonietti Di Cinarca 

 

De l’autre côté

 

Les éditi•ns du Petit P•is

- Collection Prime Abord -

2013

 

Site éditeur | © http://cordesse.typepad.com/leseditionsdupetitpois/2013/10/de-lautre-c%C3%B4t%C3%A9.html

 

 

 

 

9

 

le miroir / s’incline / sur la gauche

large bande de lumière / diagonale

sur la roche

[moi] ? dedans    même inclinaison

visage        à découvert                     sérieux

front plissé / je / cherche

 

qui d’autre que moi ?

 

torsade bleue       foulard / autour / le long

la main (en) insert           paume courbée

doigts repliés

des filaments traversent

dos arrondi

feuillages pris

dans leur masse

 

verdure

 

...............................

 

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Couverture de l'autre coté

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■■■ Angèle Paoli

Née à Bastia, Angèle Paoli a enseigné pendant de nombreuses années la littérature française et l’italien.

Elle vit actuellement dans le Cap Corse, où elle développe la revue numérique de critique et de poésie Terres de femmes, créée en 2004 avec son mari éditeur Yves Thomas et le photographe et architecte Guidu Antonietti di Cinarca. Parmi ses publications : Le Lion des Abruzzes, éditions Cousu Main, 2009 ; Carnets de marche, éditions du Petit Pois, 2010 ; Camaïeux, livre d’artiste, éditions Les Aresquiers, 2010 ; Solitude des seuils, livre d’artiste, éditions Le Verbe et L’Empreinte [Marc Pessin], 2011 ; La Figue, livre d’artiste, 2012. Préface de Denise Le Dantec ; Les Romans de la Corse (avec Paul-François Paoli),éditions du Rocher, 2012 ; Solitude des seuils, Colonna Édition, 2012. Liminaire de Jean-Louis Giovannoni ;  De l’autre côté, éditions du Petit Pois, 2013. Angèle Paoli a aussi publié des poèmes et/ou articles dans de nombreuses anthologies (dont l'anthologie Pas d'ici, pas d'ailleurs, qu'elle a coordonnée avec Sabine Huyhn, Andrée Lacelle et Aurélie Tourniaire, éditions Voix d'encre, 2012) et revues (parmi lesquelles Europe, Siècle 21, La Revue des Archers, NU(e), Semicerchio, Thauma, Diérèse…). Le Prix européen de la critique poétique francophone Aristote 2013 lui a été attribué par le Cénacle européen francophone de Poésie, Art et Littérature.

 

 

 

 

 

SITES À CONSULTER

 

[TERRES DE FEMMES]

Site de l’auteur| © Cliquer ICI

 

 

[RECOURS AU POEME]

Plusieurs articles| © Cliquer ICI

 

 

[LES EDITIONS DU ROCHER]

Editions de : Les romans de la Corse | ©  Cliquer ICI

 

 

[SITAUDIS]

| ©  Cliquer ICI

 

 

[TERRE A CIEL]

| © Cliquer ICI

 

 

 

 

02/04/2014

Alexis Pelletier

 

Alexis Pelletier © [Photo : Adrienne Arth]

 

 

:- :- :- :- :- :-

 

Début d’un  livre en cours et sans titre

 

 

 

 

 

 

 

Il y a le mot lumière et commencer ainsi

c’est dire en un instant la force d’une attente

toute une histoire en somme qui s’en vient et dans

le corps rien d’autre qu’elle au présent n’est possible

 

Des mots ou des sons mettent en place le monde

Et quel sens surgit avec eux je ne sais pas

 

La lumière vient au corps et je ne sais pas

ce qui se passe chaque mot est verbe étrange

dans Terraqué Guillevic le dit de la langue 

et moi de marmonner si bien que celle-ci 

devient un horizon sonore où tout se perd

et qu’aussi j’ai l’impression malgré la lumière

d’avancer en aveugle ou d’être bien perdu

car de ma relation aux mots je ne sais rien

je ne sais pas

Souvent cela peut signifier

qu’un poème est en cours

J’en pressens l’initial

il y a de la lumière et c’est comme un grand vide

 

Si j’avance maintenant qu’elle est sans pourquoi

éclaire parce qu’elle éclaire sans souci

d’elle-même et sans demander si on la voit

quelque chose d’ancien bondit pour dire que

rien n’est possible à ce moment si ce n’est une

peur insituable presque et amenant à elle

un lot de pensées qui tournent en rond m’entraînent

sans fin

Bonjour à Silesius et à qui d’autre

 

 

 :- :- :- :- :- :-


Des mots venus quand il y a de la lumière

l’automne est malade et adoré avant de

voir par la fenêtre le cerisier rougeâtre

le bouleau plus jaune et loin en arrière-plan

les marronniers en dégradé de vert encore

 

Des couleurs aussi viennent avec la lumière

viennent de la lumière même du soleil

 

À l’instant je trouve la lumière c’est le

soleil

    Rien d’extraordinaire dans la phrase

sauf à dire l’étagement des références

si c’est possible avec un effet boomerang

 

La lumière c’est le soleil

                                         Quand cette phrase

s’est imposée à moi il a fallu que je

m’arrête à cause de la violence des mots

qui se sont enchaînés

                                      Comment dire autrement

 

 

:- :- :- :- :- :-

 

 


La lumière c’est le soleil autrement dit

le soleil ne se voit que d’en bas comme toutes

les étoiles on lève donc les yeux vers lui

et de constater qu’avec la lumière vient

cette sensation de n’être au monde que pour

se heurter aux énigmes à tous les délires

mystiques à tout ce qui m’éloigne de toi

alors que je veux dans ton écoute savoir

ce qu’est au juste la lumière et si nous la

percevons à l’identique et si par hasard

tu sais dire son origine dont j’ai lu 

quelque part qu’elle restait toujours improbable

 

Et ta réponse parlera de l’énergie

que la matière absorbe et qu’elle peut stocker

ou émettre et tout cela me fait regretter

de mal lire le latin de ne pas traduire

ici des vers de Lucrèce je pense à l’hymne

à Vénus qui trouve en la déesse une mère

une origine indiscutable à la lumière

 

Dans le langage toujours avec l’impression

d’étrangeté dans la langue pour que bascule

mon poème vers où je ne sais pas

Aucune

invention personne pour y croire la langue

maternelle une matière où presque rien n’est

su et si par exemple je parle autrement

qu’en latin dans ces vers

   Et qu’est-ce que traduire

de Michael Palmer Sun par exemple ou bien

plus loin dans le temps le De Natura Rerum 

 

L’étrangeté aussi quand la langue nous montre

cette énergie lui permettant d’absorber tout

d’aborder toutes les lumières même celle

de l’encre des mots sur la page ou dans le corps

 

 

:- :- :- :- :- :-

 

 

  

Je sais bien qu’on appelle photons ces paquets

d’énergie livrés par la lumière et ça dit

sans doute quelque chose de précis à tous

les astronomes physiciens ou scientifiques

ou encore à celui qu’autrefois l’on nommait

honnête homme mais voilà que mon vers se fait

doctoral amenant avec lui la rengaine

les photons mis en vers tu ne t’y attends pas

ça dit quoi au juste de l’origine de

la lumière je voudrais savoir simplement

comment elle est née sans aucune épiphanie

mystique une version qui mette fin au noir

du cosmos à l’angoisse de notre ignorance

 

Michael Palmer désigne l’espace d’un temps

une station d’apaisement quand il écrit

que le soleil embrase puis divise mais

si ça évoque d’une manière pas trop  

abstraite ce sujet de l’origine de 

la lumière en aucun cas c’est une réponse

mais plutôt juste un signe un clin d’œil vers Lucrèce

qui lui m’arrête à chaque fois que je le lis

aux mêmes pages je veux dire aux mêmes vers

et par exemple au livre deux ceci très fort

qu’il ne peut y avoir de couleur sans lumière

et bien plus que la couleur se transforme avec

la lumière elle-même selon l’inclinaison

des rayons obliques ou directs tout ainsi

qu’au cou le plumage des colombes

brille de divers éclats les feux du rubis

le bleu du ciel tu ne penses plus à Lucrèce

ou le vert de l’émeraude sans oublier

la queue du paon cela autour des vers huit cent

je t’épargne la suite d’un piètre exercice

 

Plus loin dans le quatrième livre toujours

Lucrèce évoquant les simulacres petits

corps invisibles qui affectent l’âme et qui

façonnent nos sensations a cette ouverture

sur la vitesse de la lumière et c’est bien

le soleil qui ne doit mettre que fort peu de

temps pour emplir l’univers avec des rayons

innombrables et créés dans l’instant voilà

qui saisit le livre quatre fait signe vers

l’histoire des photons tu restes bouche bée

 

:- :- :- :- :- :-

 

 

© Alexis Pelletier

Les carnets d'eucharis N°41 (printemps 2014)

 

 

 

■■■

 

 

NOTICE BIO&BIBLIOGRAPHIQUE

Alexis Pelletier est né en 1964 à Paris.

Son écriture se développe dans diverses directions.

D’une part, le personnage de Mlash, qu’on retrouve dans plusieurs ouvrages, marque la volonté d’une confrontation critique à l’univers fictif.

D’autre part, ses poèmes se tournent vers les arts plastiques, vers la danse et surtout vers la musique contemporaine.  Depuis 2006, il travaille régulièrement avec le compositeur Dominique Lemaître, notamment dans des concerts poétiques avec l’Ensemble Accroche-Notes, l’Ensemble Orchestral Contemporain, l’Ensemble Stravinsky, l’Ensemble Campsis, François Veilhan, Thierry Miroglio, Ancuza Aprodu). En 2011, le spectacle Les Tableaux de Bruno, autour des Tableaux d’une exposition de Moussorgski/Ravela été joué par l’Orchestre l’Opéra de Rouen Haute-Normandie dirigé par Luciano Acocella, avec le comédien Bruno Bayeux. Et, en mars 2013, le même orchestre dirigé par Oswald Sallaberger et le comédien  Pierre Delmotte ont joué Notes d’impressions  autour d’œuvres de Ravel, Roussel, Caplet et Ives, mise en espace d’Anne Marguerin.

Enfin, sa poésie est également soucieuse de l’époque actuelle, difficile à saisir. 

Alexis Pelletier a également publié aux éditions P.O.L un livre d’entretiens avec l’un des fondateurs du nouveau roman, Claude Ollier, Cité de mémoire en 1996.  Il participe, en outre, depuis une quinzaine d’années, au comité d’entretiens de la revue Triages et publie des notes de lectures dans diverses revues ou sites internet : CCP, Poezibao, etc.

 

Bibliographie :

Tout Mlash - Tarabuste, 1999

Un journal épisodique  - Tarabuste, 2004

Résonances - Christophe Chomant éditeur, 2006

Mlash ou encore - Tarabuste, 2006

Le Grand Réel - Daniel Duchoze, 2008

Quelques mesures dans l’époque - Voix d’encre, 2008

De ce qui vient - Cahiers Intempestifs n°21, 2008

51 partitions de Dominique Lemaître - Tarabuste, 2009

Encore un petit Mlash - Revue ficelle n°93, 2009

PSALMLASH (livre-cd) - Vincent Rougier, 2012

Comment quelque chose suivi de Quel effacement - L’Escampette, 2012

Comment ça s’appelle - Tarabuste, 2012

Mains tenues – Éditions de l’Amandier, 2013

Du silence et de quelques spectres  (livre-cd avec le compositeur Dominique Lemaître, à paraître aux éditions Clarisse, mars 2014)

 

 

 

 

 

 

Jos Roy - De suc & d'espoir / With Sap & Hope

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Sous les paupières d’argile

                 tous

portent regard

vaste&vide vers la parfaite boucle

tempsclouéd’espace

                      tous            morts         vifs

peuplés par l’acte du mot

                                                    infini

 

 

Under the eyelids of day

                       each of them

turns his vast&empty

gaze towards the perfect loop

timenailedwithspace

                       each of them        dead     quick

peopled by the act of the infinite

                                                                   word

 

             

 

JOS ROY...........................

 

…

De suc & d’espoir / With Sap & Hope
Jos Roy

Couverture : Sandrine Duvillier.

 

Black Herald Press

 

date de parution : April 2014 / avril 2014

Poèmes choisis / Selected poems

54 pages - 10 € / £8 / $14
ISBN  978-2-919582-08-2

 

À paraître le 25 avril
Forthcoming, April 25

 

 

Recueil bilingue / bilingual collection

 (translated from the French by B. Longre, with P. Stubbs)

 

Site éditeur | © ICI

 

 

 

 

DE SUC & D’ESPOIR

 

Si la poésie de Jos Roy nous confronte à la difficulté et au paradoxe, il faut dire aussi qu’elle déploie un mode d’expression empreint d’une absorption inaliénable, essentielle. Mystérieux, tant sur le plan génétique qu’étymologique, ses poèmes pourtant s’éclaircissent pleinement, imprégnés de secousses surnaturelles et d’élans de pensées qui restent encore à discerner. Rien n’y est vague cependant, rien n’y est laissé au hasard. Ces textes englobent tout ce qui, au cœur du langage, échappe à l’expérience humaine et nous en sépare ; et tandis que la puissance et l’éloquence de chaque poème découlent de tumultes verbaux et syntaxiques latents, les dialogues elliptiques surviennent d’entre les mots, d’entre les images, révélant une voix d’une pureté et d’une complexité comparables à celles de la prière. Jos Roy préserve sa parole en effaçant ce qui, selon le temps linéaire, renonce aux accrétions et aux attachements du soi – ainsi s’abandonnant, et s’adressant directement à nous d’une voix désincarnée qui finit par se détacher de l’âme pour flotter vers un lieu intemporel « où le monde claque net / comme un chant de bataille / où chaque ombre bascule vers sa clairvoyance ».

 

If the poems of Jos Roy confront us with difficulty and paradox, then they also develop a mode of utterance replete with the essence of an inalienable raptness. Both genetically and etymologically cryptic, the poems unravel full of unworldly jolts and as yet undiagnosed pulses of thought. Nothing in them though is vague, nothing left to chance. They encompass all of what in language escapes and separates us from human experience; and while the power and pathos in each poem arises via latent and syntactical word-storms, the elliptical dialogues occur in-between word and word, image and image, to reveal to us a voice as pure and complex as that of prayer. Jos Roy preserves her voice by effacing what, in linear time, renounces the accretions and attachments of selfhood; thus she gives up herself and speaks to us directly in a disembodied voice, one that floats free finally of the soul, to arrive at a point in no-time ‘where the world snaps neatly / like a war song / where every shadow collapses towards its own clear-sightedness’.

 

(4ème DE COUVERTURE)

 

 

 

[contact]

blackheraldpress@gmail.com

Éditions Black Herald Press
 

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■■■ Jos Roy

Née à Bidart, village côtier basque, il y a maintenant longtemps. Parents basque et gascon, charnégou comme on dit, sang-mêlée marginale. Des études diverses. Des professions en passant. De la lecture. De l’écriture. Publications dans quelques revues (The Black Herald, Diptyque, Les Carnets d’Eucharis…) ; participation à des ouvrages collectifs locaux ; dans le monde flottant des blogs, risque une empreinte régulière.

 

Jos Roy is a poet who lives in the French Basque region. Her writing has appeared in various magazines (The Black Herald, Diptyque, Les Carnets d’Eucharis…).

 

 

SITES À CONSULTER

 

[BOUTS DE DECEMBRE/jos roy]

Extraits

Sur le site : Enjambées fauves | © Cliquer ICI

 

 

[LE POEME SAUVAGE]

Extraits

Sur le blog : Jean-Pierre Longre | © Cliquer ICI

 

 

[Lui – … Elle –]

Extraits

Sur le site : Anthologie Poétique/Terres de Femmes | ©  Cliquer ICI

 

 

[Ilbide]

Extraits

Les carnets d’eucharis n°29 – Juillet/Août 2011

 | ©  Cliquer ICI