11/04/2010
Nathalie Riera
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07/04/2010
Alexis Gloaguen
« Dans la conscience du séisme, et comme en aval de l’horreur, naîtra la mélodie ».
Alexis Gloaguen, Les Veuves de Verre, Maurice Nadeau (2010)

L’insularité créative d’Alexis Gloaguen. Un entretien avec l’auteur Sur le blog de Christian Tortel
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05/04/2010
Alain Jouffroy à la Galerie La non-maison (de Michèle Cohen)
A L'OCCASION DE L'EXPOSITION DE MARCO BARBON, CHRONOTOPIES
LA GALERIE LA NON-MAISON VOUS INVITE A
UNE LECTURE SURPRISE
D'ALAIN JOUFFROY LE SAMEDI 24 AVRIL 2010 A 17H

Alain Jouffroy
Né à Paris en 1928, Alain Jouffroy a participé au mouvement surréaliste de 1947 à 1948. André Breton a fait paraître ses premiers poèmes d’Aube à l’Antipode dans la revue Néon. Henri Michaux et René Char en ont fait ensuite paraître dans la N.R.F., Le Mercure de France et Botteghe Oscure. De 1952 à 1954 il a voyagé en Italie pour étudier la peinture, classique et moderne, de ce pays. Ses chroniques d’art seront publiées chez Gallimard en 1963, sous le titre : Une révolution du regard. En 1958, le même éditeur a publié son recueil de poèmes A toi. En 1960, le prix Combat lui a été décerné pour son premier récit : Le Mur de la vie privée. Il a rencontré peu après à Paris William Burroughs, Allen Ginsberg et Gregory Corso, avec lesquels il fera des lectures publiques de ses poèmes à Paris et au Living Theater de New York. Il leur a consacré une anthologie, qui a fait connaître la Beat Generation en Europe, comme il a fait connaître ensuite les artistes du Pop art. De 1962 à 1963 il a voyagé aux Etats-Unis et à Cuba et rencontré Adonis, qui a traduit et fait paraître en arabe son poème Déclaration d’indépendance. En 1963, il a publié chez Gallimard son premier roman, Un rêve plus long que la nuit et, en 1966, le deuxième, Le temps d’un livre, réédité aux editions du Rocher en 1993. Les Editions du Soleil noir ont publié ses trois premiers recueils : Aube à l’antipode, Liberté des Libertés et Dégradation générale. En 1965, il s’est réconcilié avec André Breton et a entretenu avec lui des rapports amicaux jusqu’à sa mort. La même année il a fondé la collection de poche «Poésie / N.R.F.» chez Gallimard et, en 1967, avec Jean-Clarence Lambert, la revue d’avant-garde Opus international. Avec son poème Trajectoire et son essai L’abolition de l’art (début 1968), il s’engage à l’avance dans le mouvement de mai 68. De 1968 à 1972, Aragon l’a invité à écrire dans Les lettres françaises, qui ont publié ses poèmes et ses textes critiques. De 1972 à 1981, il fut le rédacteur en chef de la revue d’art XXe siècle. En 1978 a paru, chez Robert Laffont, son autobiographie : Le Roman vécu. Entre 1982 et 1985, nommé Conseiller culturel à l’Ambassade de France au Japon, où il avait déjà fait plusieurs séjours depuis 1977, il a organisé les deux premiers sommets culturels franco-japonais de 1985 et 1986.
Depuis son retour en France, il n’a cessé de publier recueils de poèmes, romans et essais et, depuis 1990, a réalisé de nombreux assemblages, qu’il appelle des «posages» et qui ont été exposés, ainsi que ses collages, à Génève, à Paris, à Tokyo, à Lyon et Besançon. En 1995 paraît son essai Manifeste de la poésie vécue (Gallimard) et son essai philosophique, De l’individualisme révolutionnaire, est republié chez Gallimard en 1999. La même année, le même éditeur fait paraître sa première anthologie de poèmes, C’est aujourd’hui toujours et, en 2001, une deuxième anthologie, C’est partout ici, puis une troisième : Vies. Il a voyagé depuis au Yemen, en Syrie, en Afrique occidentale, aux Antilles, et de nouveau en Corée et au Japon. Une exposition de ses livres et de ses illustrateurs a été organisée au Musée de l’Imprimerie de Lyon en 1999, dont le catalogue est présenté par Philippe Sollers, Michel Onfray, Pierre Restany, Serge Sautreau et Malek Abbou. Le Centre Georges Pompidou a édité le CD de sa conversation de 1954 avec Marcel Duchamp. Il a réalisé de nombreux «livres d’artiste» avec, entre autres, Matta, Brauner, Miro, Bellmer et Fontana. En 2000, les éditions Gallimard ont publié son récit Conspiration dans la collection «L’infini» ; en 2001, les editions italiennes Colophon ont publié cinq poèmes intitulés Pudding, illustrés par Enrico Baj. En 2002, les éditions Aldébaran ont fait paraître son Ode à André Breton, illustré par 60 de ses posages. Son Anthologie de la poésie française à la première personne du singulier, Rimbaud nouveau et sa pièce de théâtre Caffe Fiorio (une heure avant l’effondrement de Nietzsche) ont été publiés aux éditions du Rocher. Il a participé par ailleurs, pour Arte, à des films sur le dadaïsme, le surréalisme et conçu, pour la première chaîne, L’art et la machine.
Prix Apollinaire 200 pour C’est aujourd’hui toujours et prix Roger-Caillois 2000 pour toute son oeuvre, il a reçu le prix Alain Bousquet en 2004.
En 2006, prix d’or (meilleur critique d’art) décerné par Connaissance des Arts.
En 2007 il a publié Trans-Paradis-Express aux éditions Gallimard. La même année il a reçu la bourse de Goncourt de la poésie pour toute son oeuvre.
En 2008 : XXe siècle. Essais sur l’art moderne, suivis du Fantôme de l’art (Editions Fage) et Le livre qui n’existe nulle part (Editions de la Différence) et Une révolution du regard, éd. augmentée (Gallimard).


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Cathy Garcia - Eskhatiaï
Va paraître aux Editions de l’Atlantique (Collection Phoïbos) :
Eskhatiaï
poèmes de Cathy Garcia
-
- Edition à tirage limité, entièrement numéroté
- avec une peinture-collage de l’auteure
- "Je cours encore après toi
- ange brun de mes solitudes
- à la peau d’épice
- tatouée de signes étranges
- homme premier façonné dans l’argile
- toi qui te tiens
- en haut de la montagne
- et qui m’attends"
- Cathy Garcia-Canalès “Je cours”
- in Eskhatiaï (extrait)
-
Il regroupe les recueils Salines et Mystica perdita. Edition à tirage limité, entièrement numéroté avec une peinture-collage de l’auteure Sur beau Papier de Création blanc nacré, grain subtil, 120 gr., couverture : Création blanc nacré, grain subtil, 250 gr. au prix de 18,00€ TTC France l’exemplaire. A commander aux Editions de l’Atlantique, B.P. 70041, 17102 Saintes Cedex (2,50 € de port). Contact : bowenchina12@yahoo.fr tél : 06.88.36.56.33
Bulletin de souscription : Garcia Cathy.pdf
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Victor Martinez, André Roy...
PUBLIE.NET
collection L’inadvertance
Victor Martinez : agrégat de face
http://www.publie.net/tnc/spip.php?article312
Ce livre serait à lire comme une suite d’accords complexes et riches, non classables, simultanés. Cette composition permet à ces poèmes, courts, coupants, resserrés, d’affirmer la nécessité du refus. Le sens n’est pas plein, la rupture n’est pas simple faille. Au centre du poème, de toute parole authentiquement elle-même, il y a cette lutte entre ce qui permet d’accéder à une forme et ce qui l’excède et la ravine, l’use, la corrompt, l’érode. Les contraires s’allient sans s’unir, la nuit aveugle et c’est le meilleur moyen de voir la lumière. Il ne s’agit surtout pas de résoudre cette division, mais de la maintenir vive. Dans cet intervalle, la signature du nom est aussi une décision : l’absence pure est comme la germandrée, cette plante vivace méditerranéenne aux feuilles opposées (d’un vert sombre sur la face supérieure, puis claires sur la face inférieure) qui rejoint l’amande chère à Paul Celan : « amande oubliée, amande qui libère, détonateur qui tais, attentat sans bruit »...
On mesurera l’importance d’un tel texte aujourd’hui. On saisira mieux le travail en cours d’un des poètes les plus pertinents et les plus exigeants de sa génération.
Victor Martinez est né à Perpignan en 1970. Il a publié plusieurs livres de poésies dont : Photogrammes (L’arbre à paroles, 2001) ; Terre seconde (N&B, 2002) ; Angle de vue (L’arbre à paroles, 2004) et Poème de l’eau (L’arbre à paroles, 2009). Il est également traducteur d’Antonio Machado (De l’essentielle hétérogénéité de l’être Rivages, 2003), et de Juan Ramón Jiménez (Journal d’un poète jeune marié, Librairie La Nerthe éditeur, 2008). Il a aussi publié dans plusieurs revues de poésie dont L’étrangère. Il est l’un des meilleurs spécialistes de l’œuvre d’André du Bouchet.
André Roy, le grand poète québécois : Terra Nova
http://www.publie.net/tnc/spip.php?article313
Le 3 juillet 1608, sous le règne d’Henri IV, Samuel de Champlain fonde la ville de Québec. André Roy nous fait revivre cette aventure de l’intérieur, et nous croyons entendre Samuel de Champlain lui-même nous dire comment lui et ses compagnons apprennent à découvrir un territoire nouveau, synonyme d’inconnu radical. Les Indiens, les fruits étranges, les bleuets qui illuminent le jour, d’îles en caps, de caps en baies,/Le Nord deviendra leur demeure...les maladies viendront, la mort approche sans honte ni crainte. André Roy s’appuie sur les différents écrits de ce grand fondateur et traverseur d’Atlantique (21 fois de rivage à rivage !) pour créer un texte épuré, sobre, d’une nudité rayonnante. Le temps alors renoue avec la circulaire mémoire qui le noue et aiguise notre profondeur de vivants d’aujourd’hui !
Né à Montréal, où il vit, André Roy est poète et essayiste en cinéma
07:40 Publié dans PUBLIE.NET | Lien permanent | Commentaires (0) |
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