14/03/2010
Photographies - Michel Portier
Du 16 mars au 3 avril 2010

Galerie Samagra 52 rue Jacob 75006 Paris
11:22 Publié dans CLINS D'OEILS (arts plastiques) | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/03/2010
Anthologie poétique (Angèle Paoli)
ANTHOLOGIE POETIQUE TERRES DE FEMMES
60 femmes poètes contemporaines

60 femmes poètes contemporaines
16:27 Publié dans Angèle Paoli | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Cathy Garcia&Jean-Louis Millet
Ce livre existe déjà sous forme numérique dans la collection Livr’art « Zen Évasion » sur le site http://www.evazine.com/
Vous pouvez désormais l'avoir chez vous sur beau papier recyclé 115 gr et couverture calcaire 250 gr, format 21 x 15, 40 pages, avec les encres de JL MIllet.en reproduction couleur. Jean-Louis Millet et moi-même faisons don à l’association Nouveaux Délits dont nous sommes membres, en soutien et donc à titre gracieux, du droit de reproduire et diffuser cette œuvre dans le public. L'intégralité de la recette ira à l'association pour lui permettre d'aller de l'avant dans ses projets.
Le prix public est de 12 € TTC.
Les membres adhérents de l’association pourront bénéficier comme prévu dans les statuts, d’un tarif préférentiel fixé sur cet ouvrage à 10 € TTC port compris.
Pour commander, merci d'envoyer un chèque (compter pour les non- adhérents 1 €/ exemplaire pour le port) à l'ordre de :
Association Nouveaux Délits
Létou
46330 St Cirq-Lapopie.
Bulletin d'adhésion association Nouveaux Délits recto.pdf
14:34 Publié dans Cathy Garcia | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jalel EL GHARBI
Prière du vieux maître soufi le lendemain de la fête
de Jalel EL GHARBI
Comme un no-man’s land collectif, ce recueil mêle inflexions mystiques et interrogations ontologiques dans une entreprise qui fait prévaloir la quête sur la trouvaille, la question sur la réponse, le vœu sur sa réalisation.
À aucun moment le poète ne semble oublier que le sens est tout à la fois orientation, signification et sensualité.

14:12 Publié dans 4EMES DE COUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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10/03/2010
Hommage à Claude Esteban

Claude, tant d’années ! Je laisserai à d’autres le soin de dire la qualité de votre poésie, la pertinence de votre pensée. Car apprécier, faire travail de critique, quand c’est de vous qu’il s’agit, ce serait comme si je mettais à distance ce qui nous a rassemblés : les heures heureuses et les tragiques, la maison au-dessus de Ménerbes, Denise perdue, le temps. – Le temps, le mystère du temps et votre façon de le vivre, avec joie puis avec courage, et toujours cette capacité si belle que vous avez, de chercher au fond de vous-même toutes vos ressources d’entrain pour des instants de partage.
Claude, vous êtes si naturellement et si pleinement dans le jour après jour de tant de mes souvenirs, avec ce qui déborde les mots de la réflexion, les prend de court. Je ne veux pas m’éloigner de ce que j’éprouve comme un bien.
Mais tout de même dire que vous êtes de ceux, si rares, qui, mélancoliques, savent rire. Revenant, d’ailleurs, dans l’instant, du rire au sérieux, au sérieux le plus absolu, par une agilité de l’esprit et du cœur qui est la poésie même, la poésie à son plus intime : tant il est vrai que celle-ci est incarnation, redécouverte de l’immédiat, avec ce regard soudain autre qu’elle permet sur ce que l’on imaginait connaître.
Yves Bonnefoy, Dans un débris de miroir, éd. Galilée, Collection « Lignes fictives, 2006 (P.57/58)
08:56 Publié dans Claude Esteban, ESPAGNE/PORTUGAL/ARGENTINE/COLOMBIE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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08/03/2010
Pascal Boulanger
POESIE
Pascal Boulanger : de la lecture&de la critique
Contribution de Nathalie Riera
Durant la décennie qui vient de s’écouler, trois des livres de Pascal Boulanger me semblent emblématiques de ce qu’un art poétique peut contenir comme art critique. Sur ce sujet, Baudelaire ne manquerait pas de nous rappeler que « tous les grands poètes deviennent naturellement, fatalement, critiques. Je plains les poètes que guide le seul instinct : je les crois incomplets. »
Pascal Boulanger est un écrivain engagé mais sans engagement partisan. Autant dans ses trois livres : Une Action poétique de 1950 à aujourd’hui et Suspendu au récit – la question du nihilisme (livre collectif conduit sous sa direction), que dans toutes ses chroniques et ses entretiens avec des auteurs différents (notamment Marcelin Pleynet, Clément Rosset, Henri Deluy et Yves di Manno) rassemblés sous le titre Fusées et Paperoles, sans oublier l’ensemble de ses articles consacrés à la littérature contemporaine et publiés dans des revues comme Art Press, Europe, Action Poétique… tout le travail d’analyse de Pascal Boulanger s’établit sur le terrain non pas des clivages scolaires sur la poésie, mais sur celui de la demeure du poète dans sa relation à l’Histoire. D’un livre à un autre, ce qui s’affirme sans relâche (et sans n’être jamais de l’ordre d’une vulgaire redite) est la question du nihilisme et des diverses intimidations de notre époque, question « indéfiniment ouverte et sans cesse à reprendre », dixit son contemporain Philippe Forest.
Un demi-siècle plus tôt, l’une des questions de Hannah Arendt dans La crise de la culture était déjà de questionner l’état de nos consciences, à savoir de quelle histoire ont hérité les esprits modernes ? Question qui en ce début du XXIème siècle ne concerne toujours pas le plus grand nombre ; ou dès lors qu’elle se pose à la conscience contemporaine comme un problème, fait se réduire la réponse à un ensemble de succédanés, qui ne fait que renforcer le vide. Les similis de la pensée ont toujours la part belle.
Etre au fond du malheur aujourd’hui, ce n’est plus à l’instar d’Ingeborg Bachmann : s’éveiller tranquillement, et sentir que désormais « ma science est profonde, et je suis non perdue ». Quelque chose semble avoir perdu son pouvoir sur l’esprit des hommes. Dans l’usage du faux qui caractérise désormais notre actualité, nous dit Pascal Boulanger, comment en effet surmonter l’effondrement, dont les effets à long terme ne peuvent que nuire à la dimension de la profondeur humaine. Comment traverser le pire sans s’identifier au négatif ? Comment « habiter en poète » (Hölderlin) ?
A la question ouverte du nihilisme qui, faut-il le rappeler, est inhérent à toute société, et non à la pensée savante ou la pensée rebelle, Pascal Boulanger constate : « La poésie française, qui demeure très au-dessous des enjeux contemporains, sort de ces dernières années en ne sachant plus ce qu’est l’histoire. ». Avec lui, le chant ne peut se déployer qu’à la condition d’y inclure la critique pour saisir « le lieu et la formule ». L’antiquité classique grecque avait déjà sa propre réponse, tandis que l’homme de la modernité est considéré « en danger d’oubli », l’oubli de l’essentiel, pourrait-on préciser. Homme privé de la dimension de la mémoire, dévoyé dans une culture ruinée au profit du loisir : l’homme en tant qu’humain et nature vivante n’est pas l’affaire de la multitude ; il semble d’ailleurs peu enclin, à la manière d’un Kafka, à se savoir « une mémoire devenue vivante, d’où l’insomnie ».
Une manière de lire ? Une manière de critiquer ? Une manière de dire ? Il y a chez Pascal Boulanger ce que Jacques Henric a très justement formulé : « … un écrivain ayant lui-même la pratique de la poésie (au sens que je tente de donner à ce mot), un homme libre d’attaches idéologiques et institutionnelles, ouvert à des expériences d’écriture parfois à l’opposé des siennes, peu respectueux des frontières entre les genres littéraires, en prise avec le réel de son époque, doué d’une mémoire historique… ».
De son activité littéraire tournée vers les livres et les recueils, les textes et les poèmes, Pascal Boulanger met en place un dispositif critique/chant. Ce dispositif prend appui sur une traversée qui, en s’opposant à la pensée spéculative, prend en compte l’existence dans ses tensions. L’éternel reportage doit alors trouver sa rigueur formelle. Pour lui, pas de classifications arbitraires, pas de mémoires restrictives. Les enfermements ne disent rien sur la complexité des êtres et des situations.
Se tenir loin de toutes les captations, où la lecture devient un espace du renouveau, et le champ de la pensée s’ouvrir sur le livre qui ne forme pas communauté, mais éclair dans la traversée, épiphanie du hors-temps dans le temps des horloges : c’est une manière de lire et de dire Pascal Boulanger.
Nathalie Riera, janvier 2010
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Nathalie Riera_PASCAL BOULANGER_de la lecture&de la critique.pdf
NOTICE
Bio/Biblio
Pascal Boulanger, né en 1957, vit et travaille, comme bibliothécaire, à Montreuil. Parallèlement à son travail d’écriture, il cherche depuis une trentaine d’années, à interroger autrement et à resituer historiquement le champ poétique contemporain qui, pour lui, passe aussi par la prose. Marqué par la poésie rimbaldienne et le verset claudélien, il a donné de nombreuses rubriques à des revues telles que Action poétique, Artpress, Le cahier critique de poésie, Europe, Formes poétiques contemporaines et La Polygraphe. Il a été responsable de la collection Le corps certain aux éditions Comp’Act. Il participe à des lectures, des débats et des conférences en France et à l’étranger sur la littérature et il a mené des ateliers d’écriture dans un lycée de Créteil en 2003 et 2004.
Il a publié des textes poétiques dans les revues : Action poétique, Le Nouveau Recueil, Petite, Po&sie, Rehauts…
Parmi les études qui lui ont été consacrées, signalons celles de Gérard Noiret dans des numéros de La Quinzaine Littéraire, de Claude Adelen dans Action poétique, d’Emmanuel Laugier dans Le Matricule des anges, de Bruno Cany dans La Polygraphe, de Serge Martin dans Europe, de Nathalie Riera sur le site Les carnets d’Eucharis ainsi qu’une analyse formelle de Jean-François Puff (sur le recueil : Tacite) dans Formes poétiques contemporaines.
Certains de ses textes ont été traduits en allemand et en croate.
Livres :
Septembre, déjà (Messidor, 1991)
Martingale (Flammarion, 1995)
Une action poétique de 1950 à aujourd’hui (Flammarion, 1998)
Le Bel aujourd’hui (Tarabuste, 1999)
Tacite (Flammarion, 2001)
Le Corps certain (Comp’Act, 2001)
L’émotion l’émeute (Tarabuste, 2003)
Jongleur (Comp’Act, 2005)
Les horribles travailleurs, in Suspendu au récit, la question du nihilisme (Comp’Act, 2006)
Fusées et paperoles (L’Act Mem, 2008)
Jamais ne dors (Corridor bleu, 2008)
Cherchant ce que je sais déjà (Editions de l’Amandier, 2009)
L’échappée belle (Wigwam, 2009)
Anthologies :
Histoires, in Le poète d’aujourd’hui par Dominique Grandmont, Maison de la Poésie Rhône-Alpes, 1994.
L’âge d’or, in Poèmes dans le métro, Le temps des cerises, 1995.
Grève argentée, in Une anthologie immédiate par Henri Deluy, Fourbis, 1996.
En point du cœur, in Cent ans passent comme un jour par Marie Etienne, Dumerchez, 1997.
Ça, in 101 poèmes contre le racisme, Le temps des cerises, 1998.
Le bel aujourd’hui (extrait), in L’anniversaire, in’hui/le cri et Jacques Darras, 1998.
L’intime formule, in Mars poetica, Editions Skud (Croatie) et Le temps des cerises, 2003.
Dans l’oubli chanté, in « Les sembles » par Gilles Jallet, La Polygraphe n°33/35, 2004.
Jongleur (extrait), in 49 poètes un collectif par Yves di Manno, Flammarion, 2004.
Parmi ses études et ses entretiens :
Henri Deluy, Un voyage considérable, in Java n°11, 1994.
Gérard Noiret, Une fresque, in La sape n°36, 1994.
Marcelin Pleynet, L’expérience de la liberté, in La Polygraphe n°9/10, 1999.
Philippe Beck, Une fulguration s’est produite, in La Polygraphe n°13/14, 2000.
Jacques Henric, L’habitation des images, in Passages à l’acte n°1/2, 2007.
11:15 Publié dans Pascal Boulanger | Lien permanent | Commentaires (1) |
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Nathalie Riera et la parole emprisonnée
Nathalie RIERA
Ecrivain Poète Revuiste
(Née en 1966)
L A P A U S E P O E S I E

© Nathalie Riera (Florence, Firenze, Italia, 2008)
Nathalie Riera et la parole emprisonnée
par Jean-Luc Pouliquen
Dans un texte paru précédemment Michèle Serre avait posé la question de la place accordée à la poésie dans la société d'aujourd'hui. Avec cet essai intitulé La parole derrière les verrous, Nathalie Riera nous permet de reprendre ce sujet d'une manière singulière. En effet, l'auteure fait le point sur son activité d'animatrice culturelle en milieu carcéral et montre, en même temps que le théâtre, quel rôle peut y jouer la poésie. Une attention particulière à la souffrance et au désespoir de l'autre l'a conduit vers cette population de détenus qu'elle a voulu aider à continuer à tisser des liens avec le monde extérieur. Pour elle, mettre les délinquants au ban de la société, les réduire à l'isolement strict en les coupant radicalement de ce qui fut leur environnement quotidien, n'est pas préparer leur réinsertion mais au contraire favoriser des lendemains de violence. Ce lien avec l'extérieur c'est par la parole, le théâtre et la poésie qu'elle a travaillé à le maintenir. Quelques témoignages nous sont proposés qui nous permettent de mesurer l'impact des actions de Nathalie Riera sur son public. Celui-ci par exemple : "C'est bien ce que tu fais avec eux. C'est trop rare ces choses-là. On ne peut pas imaginer ce que le théâtre peut apporter. Je partage la cellule avec l'un des acteurs de la pièce. C'est moi qui lui donne la réplique. Et je peux te dire que ça bosse. Il est vraiment investi, et c'est pour ça qu'il s'accroche. Tu n'as pas choisi le texte le plus simple. Même moi, je ne savais pas qu'on pouvait écrire des histoires pareilles." N'allons pas idéaliser cependant, il y a aussi des rejets, des blocages mais toujours quelque chose s'est passé qui a fait bouger les esprits : "La seule chose qui me reste, ce sont mes rêves. Ils peuvent tout me prendre, mais ce qu'il y a là, dans ma tête et dans mon coeur, ils n'y parviendront pas".
De nombreuses citations accompagnent ce livre. Nathalie Riera a interrogé les oeuvres de nombreux poètes pour savoir ce qu'ils pouvaient nous dire lorsqu'une situation extrême nous confronte au sens même de l'existence. Elle retiendra par exemple ces mots de Pierre Reverdy : " Non, la poésie n'est pas cette chose inutile et gratuite dont on pourrait si facilement se passer - elle est au commencement de l'homme, elle a ses racines dans son destin". Dès lors le livre prend une autre dimension. Il n'est pas seulement réflexion sur une pratique culturelle à vocation sociale, il est plongée au coeur même de nos vies et de l'usage que nous pouvons y faire de la parole. "La parole emprisonnée" écrit-elle "c'est l'impossible dialogue entre les hommes et le cruel monologue de l'homme face au monde. Harcelés par les mensonges, nous astreignons notre vie à attendre du monde des réponses à nos malaises et à nos tragédies intimes. Mais ce qui définit le monde, c'est son refus de répondre." Le constat est amer. Sans doute a-t-il été favorisé par le contexte. Pourtant, grâce à la poésie, Nathalie Riera entrevoit un dépassement possible sinon elle n'aurait pas choisi de terminer son essai par ce vers de Goethe : "C'est pour l'étonnement que j'existe."
Jean-Luc Pouliquen
Sur le site :
D’autres sites :
Revue Nouveaux Délits N°32 (Cathy Garcia)
Pascal Boulanger (revue Europe n°954, octobre 2008)
Compléments :
- L'auteure et son livre sur le site de l'éditeur : Les Editions de l'Amandier
- le site des Carnets d'eucharis
la revue en ligne Poésie&Arts plastiques animée par Nathalie Riera
10:11 Publié dans Nathalie Riera | Lien permanent | Commentaires (0) |
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