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09/01/2009

Etreinte à l'extrême

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Photo : Billy Cone

-I-

Pour une poésie proche de la peau, étreinte à l’extrême.

Vers ce qui est le plus fertile, à l’état de vivant, à recevoir nos éblouissements.

Sous les querelles des vents, se donner le droit de penser ou de croire que la poésie est « leçon de lumière » pour et contre toutes nos apories et contre ce qui fait dilemme.

 

Mottes d’herbes les mots, la page blanche est air pur.

Ecrire parce que plus que jamais solidaire de l’instant.

 

 

-II-

Poème qui est élargir rendre intense ne pouvoir s’en tenir au lieu qui aurait perdu tout mouvement à croupir se tenir accroupi Poème parce que toujours plus proche les saveurs la peau troublée qu’on ne sait quoi écrire mais gémir que vous aimez  

Plus profond l’air plus présent que vous savez le manque

L’élan à ne pas ployer me toucher au plus près que vous me pensez en primitive le réel sa terre son eau qui nous rassemblent le feu pour le maintenir la guerre c'est-à-dire ?

 

  

©Nathalie Riera, janvier 2009

 

 

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 "Femme accroupie" - (terre cuite 40x36x23 cm)

 

cliquer ci-dessous :

Carole Herlaut

Patrick Sainton à la Galerie la Non-Maison

 

Stes

Patrick Sainton

 


 

« la ste, matin, face boisée, verte et la montée du violet,

brouillard, assis. attendre l’ouverture du ciel, des

volets, portes, boîtes. comment peindre ça, sans barbouille,

papier et ligne de crête. faudrait être chinois,

respirer a minima. c’est en 2003, un peu avant tout à

l’heure, envie de creuser des marches en terre,

descending steps (1973), sans le droit de comprendre.

j’y songerai plus tard (1975), dans la chambre rose en

sous-sol, l’oeil de boeuf au ras du sol, barreaux,

graviers, géraniums, ces marches marques de malheur,

la fin, rejoindre, creuser. il faut creuser, émeraude

installée, dressée au mur. »

 

Extrait de ce soir j’aperçois ma tête d’otage

à paraître aux Editions Contre-Pied en 2009.

 

Galerie la Non-Maison

VERNISSAGE 17 janvier 2009 à 18 H

22 rue Pavillon 13100 Aix en Provence

 

 invitation.pdf