01/04/2012
Pier Paolo Pasolini


Pier Paolo Pasolini, «Macchina da scrivere».
■ http://www.centrostudipierpaolopasolinicasarsa.it/

Pier Paolo Pasolini sul set del film "Salò"
(Archivio Fotografico "Deborah Imogen Beer e Gideon Bachmann"- Cinemazero)
(“Organizzar il trasumanar. Pier Paolo Pasolini cristiano delle origini o gnostico moderno”)
domenica 27 maggio 2012
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29/03/2012
Revue Diérèse N°56

■ Thierry Metz © Françoise Metz
Thierry Metz
Poète
(1956-1997)
■ LIEN : http://diereseetlesdeuxsiciles.com/57374.html
La revue Diérèse, créée il y a quatorze ans par Daniel Martinez, s'attache à publier des textes inédits d'auteurs du monde entier. Elle propose aussi des textes de réflexion autour de livres et de films. Chaque numéro comporte environ 270 pages. Elle a notamment publié des textes de Jean-Claude Pirotte, Michel Butor, Pierre Dhainaut, Isabelle Lévesque, Henri Meschonnic (+), Max Alhau, Bernard Noël, Lionel Ray, Richard Rognet, Jean Rousselot (+), Chantal Dupuy-Dunier, Jacques Ancet, Ariane Dreyfus, Françoise Hàn, Yves Charnet, Joël Vernet...Le numéro 52/53, déjà entièrement consacré à Thierry Metz, est toujours disponible.
Diérèse n°56 (mai 2012) est consacré à Thierry Metz : Poèmes inédits, lettres, dédicaces, photographies... Dossier dirigé par Daniel Martinez et Isabelle Lévesque. Avec des textes de : Sophie Avon, Gérard Bocholier, Lionel Bourg, Gérard Bourgadier, Eric Dazzan, Pierre Dhainaut, Bernadette Engel-Roux, Gilles Lades, Paul Leuquet, Isabelle Lévesque, Daniel Martinez, Jean-Michel Maulpoix, Hervé Planquois, Nathalie Riera, Joël Vernet, Muriel Verstichel, Christian Viguié... Illustrations de Denis Castaing et de Michel Bourçon.
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REVUE NOUVEAUX DELITS N°42
Nouveaux délits N°42

Avril-Mai-Juin 2012
Je suis contre tous les systèmes politiques qui croient détenir le monopole de la vérité. Je suis contre tous les monopoles idéologiques. (...) Je vomis toutes les vérités absolues et leurs applications totales. Prenez une vérité, levez-la prudemment à hauteur d'homme, voyez qui elle frappe, qui elle tue, qu'est-ce qu'elle épargne, qu'est-ce qu'elle rejette, sentez-la longuement, voyez si ça ne sent pas le cadavre, goûtez en gardant un bon moment sur la langue – mais soyez toujours prêts à recracher immédiatement. C'est cela, la démocratie. C'est le droit de recracher.
Romain Gary – 1957
21:35 Publié dans Cathy Garcia, Nouveaux Délits, REVUES | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Claude Dourguin, Chemins et Routes

■ Claude Dourguin
Claude Dourguin
Poésie, Récit, Essai
■ LIEN :http://www.champ-vallon.com/
[…]
Régularité quasi cyclique, mouvement quasi migrateur, la route reprise est exploration, approfondissement, souci systématique d’un savoir. Car ces cheminements ignorent l’ignorance : gens, matériel, itinéraires font l’objet de préparatifs, de projets. Mais part est laissée à l’inattendu, curieux l’esprit s’ouvre à la rencontre, ainsi d’un joueur de cithare auprès duquel apprendre, une disposition intérieure fait savoir accueillir ce qui se présente, posément.
------------------------- (p.86)
[…]
L’amour des paysages, terres d’altitude et forêts spécialement, habite Stifter, des pages longues en précisent le caractère, les particularités, disent leurs détails et leur organisation. Le héros de L’ARRIERE-SAISON, marqué par le goût et le sens de la montagne, sans se lasser évoque les sentiers difficiles, les barres, les hautes vallées où l’on suit le cours des torrents, leurs végétations buissonnantes, les roches massives, les arbres esseulés – « […] pas un arbre, pas le plus petit buisson, pas une maison, pas une cabane, pas un pré, pas un champ, rien d’autre qu’une herbe misérable et des rochers. »
Délivré des contingences historiques et sociales – de là, sans doute, sa fascination singulière –, le parcours impose sa seule marche, va, intemporel, guidé par la seule présence des saisons, de leur succession, de leur avancée dont il permet l’observation fine – on remarque « l’état des frondaisons, l’aspect des plantes […], le comportement des animaux […], l’état de leur fourrure », la variation des teintes, les brouillards, la neige, les ruisseaux gelés. Toujours la toute-puissance du règne naturel expose ses lois, édifie l’observateur que soutient la conviction de l’existence universelle d’un ordre – bienfaisant. Des constructions, des chapelles également à travers le pays témoignent d’une antique aspiration à l’art ; souci esthétique lui aussi essentiel (les demeures, déjà abritaient des tableaux illustres), on ne manque pas de s’y rendre, de les visiter, d’observer les sculptures, les boiseries, d’en faire parfois des relevés. Aussi, formé par la route qui offre ses expériences, avance-t-on nourri, fortifié, mûri, édifié. Egalité d’humeur, ni angoisse ni doute, ni découragement, c’est un accomplissement serein, sans épreuves – singularité – que connaît le héros à mesure qu’il voyage et arpente. Il faut regarder ce qui se présente – fût-ce, apprendra-t-on, « les phénomènes anodins », l’étude, le sens viendront par surcroît.
------------------------- (p.87/88)
CHEMINS ET ROUTES
Claude DOURGUIN
Isolato, 2010
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Claude Dourguin a publié aux :
Editions Solaire-Fédérop
L'Archipel, 1984.
Villes saintes, 1988.
Editions Champ Vallon
La Lumière des Villes, 1990.
Lettres de l'Avent, 1991.
Recours (Patinir, Lorrain, Segers), 1991.
Ecarts, 1994.
Un royaume près de la mer, 1998.
Escales, New York, Dublin, Naples, 2002
Aux éditions Isolato
Laponia, 2008
Les nuits vagabondes, 2008
Chemins et Routes, 2010
La peinture et le lieu (à paraître)
Aux éditions José Corti
Ciels de traîne, 2010
Elle a publié, en collaboration, le second tome des Œuvres complètes de Julien Garcq dans la collection La Pléiade.
21:18 Publié dans Claude Dourguin | Lien permanent | Commentaires (0) |
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26/03/2012
James Joyce, Musique de chambre/Chamber Music, La Nerthe Editions
JAMES JOYCE
Musique de chambre - Pomes Penyeach - Ecce Puer
(La Nerthe Editions, 2012)
EDITION BILINGUE
Traduction et préface de Philippe Blanchon
Avec la joyeuse collaboration de Toby Gemperle Gilbert

James Joyce
***
Chamber Music est paru en 1907 selon un agencement des poèmes effectué par les soins de Stanislaus Joyce, le frère de James. Néanmoins, l’agencement initial avait un sens très particulier et c’est ce dernier que nous avons repris ici tel que conçu par Joyce en 1905. Joyce avait une intention tout à fait précise et la révélation de son projet originel donne à ces poèmes une place plus cohérente dans l’ensemble du corpus joycien. Il s’agit là d’un parfait petit roman : de la naissance de l’amour, de sa portée spirituelle à sa réalisation charnelle qui conduira, la passion déclinant à une possible amitié nouvelle entre les amants, à une nostalgique et tendre fraternité.
Il ne semble pas inutile de rappeler qu’à la même époque Ezra Pound se passionnera et traduira les Troubadours et qu’il sera celui qui reconnaîtra le premier le génie de Joyce. Il y a dans Chamber Music, en effet, des éléments qui relèvent de cette tradition courtoise et aussi un sens prononcé de l’épique (préoccupation majeure de pound qui sera incarnée par ses Cantos). Dans le premier poème se concentre une épopée : le poète dans sa singularité inaliénable, « parmi ses ennemis » avec « Son amour », « son compagnon ». Ton épique renvoyant aussi bien à Homère et donc à Ulysse. Pound publiera le dernier poème de Chamber Music dans sa célèbre anthologie ‘imagiste’. Ce sera le début d’une bataille acharnée de Pound pour publier les livres de Joyce jusqu’à Ulysse. Notons aussi que dans son essai consacré à Joyce en 1918, Pound fera une étude de ses vers autant que de sa prose.
Concernant les Pomes penyeach, outre la restitution des audaces et des inventions formelles absentes dans le premier recueil, il s’agit d’un mélange d’ironie et de tendresse qui nous rappelle que ces vers sont de l’auteur d’Ulysse.
Quant à Ecce Puer, ce poème isolé dans sa perfection formelle, il résume un cycle : la naissance (du petit-fils), la mort (du père). Cycle central, à travers Vico, dans Finnegans Wake.
Le projet est de montrer que, même s’il ne s’agit pas de ses œuvres maîtresses, ses poèmes participent pleinement à l’ensemble de la construction joycienne et que c’est une erreur de les minorer, ou pire encore de simplement les marginaliser avec condescendance.
In « Joyce au cœur du poème », Préface de Philippe Blanchon
***
MUSIQUE DE CHAMBRE / CHAMBER MUSIC
36 poèmes construits en trois temps, à lire comme un petit roman : d’abord le rire et le chant de l’Amour, aller à lui, danser, voler, chevaucher l’air. C’est « Amour heureux » qui seul peut donner au cœur d’être en paix, faire s’agiter « les cloches fleuries de l’aurore « ; doux cœur qui a pour simple secret d’être « Mon espoir et toute ma richesse (…) / Et toute ma félicité ». Rendre âme heureuse, fléchir aux bras qui étreignent, accepter « le plus doux des emprisonnements », Amour pour adoucir les « sinistres rigueurs ». Et puis :
« Douce dame, ne chante pas
Les tristes chants de la fin des amours ;
Laisse de côté la tristesse et chante
Qu’il en est assez de l’amour qui passe.
(…) » (poème 28, p.65)
Gentle lady, do not sing
Sad songs about the end of love ;
Lay aside sadness and sing
How love that passes is enough.
Bien qu’Amour soit lasse, que la douce musique s’en soit allée – « nous n’entendons plus/La villanelle ni le rondeau » – rien cependant qui ne puisse donner regret : « L’année, l’année fait ses récoltes ».
Nathalie Riera, mars 2012
Les carnets d'eucharis
James Augustine Aloysius Joyce (2 février 1882 à Dublin - 13 janvier 1941 à Zurich), romancier et poète irlandais expatrié, considéré comme un des écrivains les plus influents du XXe siècle. Ses œuvres majeures sont un recueil de nouvelles Les Gens de Dublin (1914) et des romans Dedalus (1916), Ulysse (1922), et Finnegans Wake (1939).
Bien qu'il ait passé la majeure partie de sa vie en dehors de son pays natal, l'expérience irlandaise de Joyce est essentielle dans ses écrits et est la base de la plupart de ses œuvres. Son univers fictionnel est ancré à Dublin et reflète sa vie de famille, les événements, les amis (et les ennemis) des jours d'école et de collège. Ainsi, il est devenu à la fois le plus cosmopolite et le plus local des grands écrivains irlandais. (Source : le site des Editions de l’Herne)

■ SITES A CONSULTER :
Editions/Librairie La Nerthe
Les Editions de l'Herne
James Joyce et La Nerthe dans le New York Times/The TIMES LITERARY SUPPLEMENT
12:18 Publié dans James Joyce | Lien permanent | Commentaires (0) |
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