04/08/2008
Nous sommes l'amour - sur le site du Corridor Bleu
un texte de nathalie riera
Je suis l’amour dans la poussière des routes, mon esprit n’a que lavandes et embruns pour sentiers.
Je suis l’amour comme vous. Vous savez, lorsque l’on se choisit pour se dire ce que nous n’avons encore dit à personne.
Vous savez que je suis l’amour comme vous, alors pourquoi le fer et le fiel ?
Je suis l’amour dans les ombrages d’un figuier, où fleurissent les mots, et je ne veux pas de vos fruits avariés, même si vous n’entendez rien de ce que je vous dis, je ne veux rien de tout cela qui nous dévaste : les champignons pillards et les fleurs du soleil noir.
Nous sommes l’amour irréparable.
J’ai mis à mes jambes des vieux bas tricotés de tiges et d’épines, et à mes pieds des chaussures à talons de pierre pointue.
Je suis l’amour qui ne vous aime pas.
Pas de serpent à nourrir dans mon sein.
Nous sommes l’amour inhérent.
Je me rafraîchis aux ombres claires, à l’eau du coeur, à la fraîcheur de l’alliance.
Avec toi, rive. D’où l’on peut encore s’inventer l’amour du prochain, le jaune du citron, le hâle des seins et des reins, l’espoir et ses motifs de pampres.
Ma rive inhérente, où le poème est encore de la brume sur la cime. Et c’est très bien.
21:24 Publié dans Nathalie Riera | Lien permanent | Commentaires (1) |
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Sur le site Terre à Ciel
Chemin vers le vide, Nathalie Riera
http://terreaciel.free.fr/arbre/nriera.htm
Paru dans « Une étape dans la clairière » des Carnets d’Eucharis n°6 http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2008/05/15/chemin-vers-le-vide.html
Extrait
... chemin vers la rencontre du présent. Cette grande puissance de l’instant, à demeurer notre plus grande latitude, du fait que l’instant n’appartienne ni au passé ni au futur.
Instant qui n’a pour ressemblance que l’instant. Le temps de ce qui est là et qui n’est plus là. Le temps de ce qu’il peut y avoir de plus important.
Le temps de ce qui se refuse à durer, à se figer, ou à se fermer.
Instant déterminé, et parfois déterminant.
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Il est pourtant attendu de la poésie qu’elle nous soit air, échappée, coin de verdure, mais nous faut-il également visiter ses jours et ses nuits comme lieux de la perte, du détournement, de la diffraction.
21:00 Publié dans Nathalie Riera | Lien permanent | Commentaires (1) |
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