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20/05/2008

Patti Smith - Louise Bourgeois (mars 2008, Paris)

PATTI SMITH à la Fondation Cartier

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http://www.art-and-you.com/tv/video_99.html A l'occasion de son exposition personnelle à la Fondation Cartier (du 28 mars au 22 juin 2008), Patti Smith se confie aux journalistes. L'icône du rock s'exprime sur sa conception de la vie, de l'art...

 

 

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« L’Araignée, pourquoi l’Araignée ? Parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable et indispensable qu’une araignée. Elle pouvait se défendre elle-même ». L.B.

Cette sculpture monumentale est présente à l’occasion de la rétrospective Louise Bourgeois au Centre Pompidou, du 5 mars au 2 juin 2008. Une autre sculpture de Louise Bourgeois : Welcoming Hands, 1996-2000 est installée près du Jeu de Paume. L’artiste a choisi le Jardin des Tuileries en souvenir de ses nombreuses visites au musée du Louvre en tant que conférencière.  

Collection particulière, Courtesy Cheim & Read, New York

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5442439.JPGParis, mars 2008

suite de "les années jeunesse"

bonnefoyillustr.gifSur André du Bouchet


Quoi que je puisse dire d’André du Bouchet, mes mots ne feront que me rendre plus douloureuse la difficulté de la tâche, aussi ardue en son cas qu’était irréductible aux appréciations ordinaires l’être qu’il fut, dans sa vie autant que dans sa grande œuvre.
(…)
Cette fréquentation établie sur une durée de presque cinquante ans, ce fut bien, en effet, un privilège, parce qu’elle apportait la preuve qu’un être peut demeurer, jusqu’à la fin de ses jours, un esprit foncièrement jeune, et même très jeune : André ayant cette fougue, cette impatience fondamentale, qui se rencontrent surtout à de beaux moments de l’adolescence. L’adolescent, je n’oublie pas qu’il peut être obsédé de soi, inquiet de désirs qu’il ne comprend pas, agité,violent dans ses choix encore mal assurés : exactement tout ce qu’André n’était pas. Mais l’adolescence, c’est aussi l’âge de l’exigence qui ne se résigne pas aux compromis, aux demi-mesures.

Yves Bonnefoy, Dans un débris de miroir, Editions Galilée, 2006 (André du Bouchet II, pp.35/36)

 

Suite de "les années jeunesse"

tsvetaevapicture.jpgMarina Tsvétaïéva


Il en tomba combien dans cet abîme
Béant dans le lointain !
Et je disparaîtrai un jour sans rimes
Du globe, c’est certain.

Se figera tout ce qui fut, -- qui chante
Et lutte et brille et veut :
Et le vert de mes yeux et ma voix tendre
Et l’or de mes cheveux.

Et la vie sera là, son pain, son sel
Et l’oubli des journées.
Et tout sera comme si sous le ciel
Je n’avais pas été !

Moi qui changeais, comme un enfant, sa mine,
-- méchante qu’un moment, --
Qui aimait l’heure où les bûches s’animent
Quand la cendre les prend,

Et le violoncelle et les cavalcades
Et le clocher sonnant…
-- Moi, tellement vivante et véritable
Sur le sol caressant.

A tous – qu’importe ? En rien je ne mesure,
Vous : miens et étrangers ?! –
Je vous demande une confiance sûre,
Je vous prie de m’aimer.

Et jour et nuit, voie orale ou écrite :
Pour mes « oui », « non » cinglants,
Du fait que si souvent – je suis trop triste,
Que je n’ai que vingt ans,

Du fait de mon pardon inévitable
Des offenses passées,
Pour toute ma tendresse incontenable
Et mon trop fier aspect,

Et la vitesse folle des temps forts,
Pour mon jeu, pour mon vrai…
-- Ecoutez-moi ! – il faut m’aimer encore
Du fait que je mourrai.
8 décembre 1913.
Tentative de jalousie